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	<title>INTERVIEW - Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</title>
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		<title>Interview / Justine Konan Bargain (Présidente de l’Ong AIDA) : « Je suis à Abidjan pour la mise en place de l’unité de production semi-industrielle d’attiéké »</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 10:21:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="900" height="556" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="ONG AIDA" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2.jpg 900w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-300x185.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-768x474.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-200x124.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-600x371.jpg 600w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></div>
<p>Justine Bargain est la présidente de l’ONG de droit français Aide internationale aux démunis africains (AIDA). Cette ONG a été désignée lauréate pour le financement de l’un de ses projets au profit des femmes rurales de la Sous-préfecture de Tiassalélors. C’était lors de la cérémonie annuelle de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel-Institut de France, à Paris. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="900" height="556" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="ONG AIDA" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2.jpg 900w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-300x185.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-768x474.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-200x124.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/La-presidente-de-AIDA-Justine-Bargain-2-600x371.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></div><p><strong><em>Justine Bargain est la présidente de l’ONG de droit français Aide internationale aux démunis africains (AIDA). Cette ONG a été désignée lauréate pour le financement de l’un de ses projets au profit des femmes rurales de la Sous-préfecture de Tiassalélors. C’était lors de la cérémonie annuelle de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel-Institut de France, à Paris. En déplacement à Abidjan, elle a accordé une interview aux médias du groupe de presse GOVCom que sont justeinfos.net, ledemocrateplus.com et voixduplanteur.info et lecoleinfos.net pour expliquer comment s’est faite la désignation de son ONG. Elle parle également de l’avenir après cette honneur faite à l’ONG AIDA… </em></strong></p>
<p><strong>Madame la présidente, après l’effort, la récompense. En effet, vous venez de recevoir une subvention en France. Pouvez-vous dire davantage à nos lecteurs ?</strong></p>
<p>C’est vrai que ça a été un honneur d’être reçue dans un endroit aussi prestigieux comme l’Institut de France. Il faut dire que l’Institut de France regroupe l’Académie française, l’Académie des sciences morales et politiques et c’est également là que se trouve la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Donc cet honneur fait à l’ONG AIDA vient de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Comme vous l’avez dit dans votre question, après l’effort, c’est la récompense.</p>
<p>C’est un grand honneur d’être reçue dans un endroit aussi prestigieux et c’est un bonheur. Parce que pour AIDA qui est une petite ONG, c’est une consécration. En tout cas, AIDA ne s’attendait pas maintenant à être élue lauréate 2026 de ce prix de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel. Nous n’étions pas seule. Il y avait plus e 350 dossiers, mais c’est notre dossier qui a attiré leur attention. C’était un appel d’offre.</p>
<p>Donc on ne pouvait pas s’imaginer que notre dossier retiendrait leur attention. Parce que l’ONG AIDA est jeune, nous débutons nos actions. Il y avait d’autres personnes qui ont été élues lauréates. Il avait 3 grands prix. Je ne pourrai pas vous citer les noms des ONG qui ont eu les prix. Et c’est AIDA qui a été élue lauréate. Il y avait 6 ONG. Les vainqueurs sont issues du Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire représentée par AIDA.</p>
<p><strong>Quelles ont véritablement été vos premières impressions quand on a dit que c’est vous qui êtes lauréate ? </strong></p>
<p>C’est de ne pas croire. J’avais reçu un message sur mon répondeur. Et pour moi c’était des arnaqueurs qui voulaient m’arnaquer. Et donc je ne croyais pas jusqu’à ce qu’on me demande d’aller voir dans mon email et qu’il y avait le grand chancelier qui allait m’adresser un courrier. Le grand chancelier c’est l’ancien ministre Xavier Darcos. Et c’est lui qui allait m’envoyer un courrier. Et donc j’ai dit que j’attendais de voir. Mais entre temps, j’ai appelé un grand monsieur qui travaille également avec AIDA.</p>
<p>Quand nous avons échangé, il m’a dit que c’était vrai. Personnellement, je n’avais pas fait de demandes. On se limitait à notre train-train quotidien. Et donc c’est lui qui m’a dit que c’était vrai. Et le lendemain, étant donné qu’il nous avait laissé un contact téléphonique, nous les avions appelés. C’est ainsi qu’ils ont confirmé que nous étions parmi les lauréats 2026 de la Fondation Coallia-Stéphane Hessel et que nous étions invités à Paris, à l’Institut de France pour la cérémonie de distinction. En ce moment-là, tu te dis waouh ! En fait, on a du mal à croire.</p>
<p>Pour vous dire vrai, on a du mal à croire quand on est une petite ONG comme la nôtre. On a du mal à croire que nous nous rendons à l’Institut de France parce que comme je vous l’ai dit, c’est un endroit prestigieux. Il faut le vivre pour croire. La cérémonie a regroupé de grandes personnalités. Il y avait de grands académiciens qui étaient aussi présents. Aller dans un tel endroit, moi, une fille de paysan, une ouvrière, être honorée, vraiment c’est grandiose et incroyable.</p>
<p>J’ai du mal à me réveiller. Pour moi, c’est comme un rêve. Il faut également dire que cette récompense est suivie d’un fonds pour soutenir notre projet d’installation d’unité de production semi-industrielle d’attiéké. Parce que c’est par rapport à ce projet que nous avons été parmi les lauréats. Aussi, il faut dire que cette année, AIDA a vraiment été honorée. Parce qu’avec la crise en Europe et en France, on s’était dit que les financements des ONG internationales seraient difficiles. Mais cette année a quand même été une année de bonheur pour nous.</p>
<p>Nous avons eu deux autres structures qui ont fait l’honneur de nous choisir aussi. Nous avons le soutien du Conseil régional de Bretagne et de l’Agence française du développement (AFD) via le FORIM. Ils ont été touchés par notre projet d’installation d’unité de production semi-industrielle d’attiéké. Ils nous ont apporté leur soutien. On a été vraiment gâté pour cette année.</p>
<figure id="attachment_2636" aria-describedby="caption-attachment-2636" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-2636" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-231x300.jpg" alt="ONG AIDA" width="693" height="900" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-231x300.jpg 231w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-154x200.jpg 154w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-600x779.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA.jpg 650w" sizes="(max-width: 693px) 100vw, 693px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2636" class="wp-caption-text">La présidente de l&rsquo;ONG AIDA devant l&rsquo;Institut de France.</figcaption></figure>
<p><strong>Après cette distinction, aujourd’hui, quels sont vos priorités pour 2026 ? </strong></p>
<p>Notre priorité cette année 2026, c’est de permettre aux femmes comme promis d’avoir accès à une unité de production semi-industrielle d’attiéké. Nous souhaitons faire l’installation de cette unité de production dans le mois d’août 2026 à Nénékro-Konankro, dans la Sous-préfecture de Tiassalé pour permettre aux femmes d’accroître leur production, pour qu’elles travaillent dans des conditions moins pénibles et surtout de développer une autonomie financière. Je le rappelle toujours, AIDA, ce n’est pas seulement Nénékro-Konankro. AIDA souhaite aider d’autres femmes d’autres villages, d’autres localités qui sont vraiment dans le besoin et travailler avec les coopératives qui sont déjà installées.</p>
<p>Ce sera un peu partout dans les localités où des besoins se font sentir. Parce qu’il y a des choses qui sont mises en place au niveau de la Côte d’Ivoire. Il y a des soutiens déjà. Mais en tant que fille ivoirienne, même si je vis en France depuis des années et que l’ONG AIDA est française, mais la présidente de AIDA est ivoirienne. Je suis fille de la Côte d’Ivoire et je suis fille de Tiassalé. C’est comme ça que j’essaie d’apporter un soutien à mes parents qui sont dans le besoin et un appui aux choses qui existent déjà.</p>
<p>Je ne dirai pas qu’il n’y a rien qui est fait. En tant que fils de la région et du pays, si chacun apporte sa pierre à l’édifice, nous pourrons ériger une cathédrale ensemble. C’est ce que j’essaie de faire. Qu’on ne dise pas que l’ONG AIDA est française etc. AIDA est tenue par une ivoirienne, fille de Tiassalé.</p>
<p><strong>Madame la présidente, vous êtes en Côte d’Ivoire depuis quelques jours. Que vaut l’honneur de cette présence en terre ivoirienne étant donné que vous êtes domiciliée en France ?</strong></p>
<p>A chaque fois que je viens en Côte d’Ivoire, parce qu’il faut dire que j’ai aussi une vie en France, je suis contrôleuse dans une entreprise. J’ai une vie là-bas. Depuis plus de 20 ans je travaille dans cette entreprise là-bas. Bien vrai que j’ai ma famille ici, mais quand j’arrive en Côte d’Ivoire, ce n’est pas dans le cadre des vacances. Parce que quand on est présidente d’une ONG, on n’a pas de vie privée, on n’a pas de vacances. Une fois de plus, ma venue en Côte d’Ivoire se situe dans le cadre du travail pour l’ONG. Comment on va travailler avec des partenaires, je suis venue voir comment nous pouvons installer les machines pour l’unité de production semi-industrielle d’attiéké.</p>
<p>Il faut bien préciser que AIDA a un partenaire qui est la FEFAB regroupant les femmes agricultrices. Elles sont nos partenaires et c’est avec elles que nous allons travailler. Et donc je suis venue voir comment nous allons acquérir les machines, comment on peut installer, où on va installer, comment on peut démarrer le projet à partir du mois d’août 2026. Nous avons déjà eu des rencontres avec les différentes femmes des différents campements, villages. Nous avons discuté de comment nous allons travailler ensemble. Parce que comme je le dis, c’est leur projet à elles.</p>
<p>AIDA vient les soutenir avec du matériel. C’est à elles de voir comment elles peuvent se sentir à l’aise pour travailler. Et puis, il ne suffit pas de produire. Il faut chercher des acheteurs, voir comment écouler la production. Donc nous lançons déjà un appel à des personnes qui souhaiteraient commander de l’attiéké ou du placali de ces femmes de Konankro. Je suis venue les accompagner à mettre tout cela en place.</p>
<p>Vous savez les femmes agricultrices, parfois, ce sont des femmes qui n’ont pas confiances en elles. C’est un projet qui est nouveau pour elles. Il faut les rassurer, il faut leur apprendre comment faire. Aussi, c’est de voir avec des coopératives existantes qui produisent de l’attiéké, d’échanger avec elles, de voir comment elles travaillent pour qu’on puisse travailler en partenariat.</p>
<figure id="attachment_2638" aria-describedby="caption-attachment-2638" style="width: 758px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-2638" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-300x169.jpg" alt="" width="758" height="427" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-300x169.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-768x432.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-200x112.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA-600x337.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prix-a-AIDA.jpg 900w" sizes="(max-width: 758px) 100vw, 758px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2638" class="wp-caption-text">Les personnalités présentes.</figcaption></figure>
<p><strong>L’ONG AIDA c’est un combat pour le mieux être des femmes agricultrices, pour la scolarisation des enfants des campagnes, pour le soutien aux enfants malades de cancer etc. Comment évoluent tous ces combats ?</strong></p>
<p>Par rapport aux enfants, ça se passe bien. Mais le besoin est grand. Comme je le dit, AIDA va un peu partout. Comme je suis en Europe, dès qu’il y a des ouvertures de fonds, pour des projets concernant l’éducation, l’agriculture, la santé, je saisis cela. Je me dis aussi qu’on peut avoir des partenaires ici en Côte d’Ivoire et des personnes qui peuvent soutenir des projets sur l’éducation, l’agriculture et la santé.</p>
<p>Vous avez vu, en décembre 2025, nous avons fait un arbre de Noël avec plus de 2000 enfant des campagnes, nous avons soutenu des parents des enfants atteints de cancer avec des produits de première nécessité au CHU de Treichville et à l’hôpital Mère-enfant de Bingerville. Par rapport à l’école, nous avons toujours le soutien de notre maire de Tiassalé. Il y a un projet de construction de bâtiments qui est en cours. Parce que les classes que nous avons construites à Nénékro-Konankro sont en bois.</p>
<p>Notre souhait est que nos enfants soient dans de jolies classes pour mieux apprendre. Et ce projet est en cours. Actuellement nous nous concentrons sur l’agriculture pour que les parents soient autonomes financièrement pour soutenir leurs enfants et l’éducation de leurs enfants. Il faut dire que AIDA loue 2 hectares de terre au profit des enfants de Nénékro-Konankro. Nous avons demandé aux parents d’y planter ce qu’ils veulent pour pouvoir soutenir l’école. Parce que, certes AIDA est là, mais il faut qu’ils soient impliqués et assument des responsabilités.</p>
<p>C’est pour cela que chaque année, nous louons deux hectares de terre pour l’école et c’est à eux de planter ce qu’ils veulent. A ce que je sache, cette année, ils ont fait une belle récolte. Cela leur permettra d’investir aussi dans l’école en attendant que nous puissions construire des classes en dur pour les enfants. Nous avons des promesses et nous attendons toujours que ces promesses soient honorées.</p>
<figure id="attachment_2637" aria-describedby="caption-attachment-2637" style="width: 663px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2637" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-191x300.jpg" alt="ONG AIDA" width="663" height="1042" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-191x300.jpg 191w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1-127x200.jpg 127w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Presidente-de-AIDA-1-1.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 663px) 100vw, 663px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2637" class="wp-caption-text">La photo de famille</figcaption></figure>
<p><strong>Quelles sont les difficultés majeures d’AIDA aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Les difficultés, ce sont d’abord, les bénéficiaires que nous soutenons. L’esprit africain et l’esprit européen, la manière de travailler diffère. Il faut toujours expliquer, il faut toujours que les premiers acteurs soient impliqués. Ce n’est pas parce qu’on vient vous aider que vous devez rester là à tout attendre. Il faut que chacun apporte du sien afin que nous puissions avancer et pour que les projets réussissent.</p>
<p>Aussi, les difficultés c’est que c’est que nous venons d’ailleurs mais comme je le dirai toujours, je suis ivoirienne, je suis fille de la Côte d’Ivoire, je suis fille de Tiassalé. A cet effet, on aimerait bien que certaines personnes, certains cadres à qui nous nous adressons puissent soutenir les projets. Que la réalisation du projet ne soit pas qu’à la charge d’AIDA.  C’est vrai qu’en tant qu’AIDA, nous venons. Mais nous venons pour soutenir nos enfants, nos parents et autres. Donc il n’y a pas de raison que d’autres entités ne nous soutiennent pas.</p>
<p>On aimerait qu’il y ait de la complémentarité, comme ça ensemble on pourrait faire des choses grandioses. Que ce soit à Tiassalé et que ce soit ailleurs, si AIDA apporte un peu, il doit avoir une solidarité des autres cadres. Je viens en tant que présidente d’AIDA mais je suis là aussi en tant que fille de cette zone, ou bien fille ivoirienne, voyez-vous ?</p>
<p>Je viens en tant qu’une ONG française avec les fonds mais j’accompagne mes parents en tant qu’ivoirienne, en tant que fille de la région. Donc je souhaiterais que les cadres vers qui nous allons, à qui nous demandons de l’aide, s’ils le peuvent, qu’ils puissent s’approprier le projet pour que ça puisse réussir. Nous avons besoin de nous unir.</p>
<p><strong>Avez-vous un message particulier à lancer ?</strong></p>
<p>Je voudrais dire simplement qu’on nous simplifie les choses. Que les cadres des localités dans lesquelles nous intervenons puissent nous soutenir. C’est vrai que pour le moment nous sommes à Nénékro-Konankro, mais que les cadres puissent nous soutenir afin qu’ensemble nous puissions travailler pour atteindre de bons résultats. AIDA ne cherche pas de titre ni de nom. Nous, c’est pour soutenir nos enfants, nos petits frères, nos mamans et nos sœurs qui ont besoin d’aide. Ce n’est pas parce qu’AIDA vient avec des fonds de l’Europe qu’ils ne peuvent pas nous soutenir.</p>
<p>Je voudrais dire qu’AIDA ne cherche pas à se faire voir. Ce n’est pas du tout ça. Je n’ai pas l’intention d’abandonner ceux qui sont démunis, qui sont dans le besoin. AIDA fera ce qu’elle peut. Mais nous demandons aussi aux personnes, aux cadres qui ont les moyens de soutenir également les actions de AIDA qui est d’accompagner les femmes et les enfants et les enfants malades. C’est tout ce que nous leur demandons.</p>
<p>Aussi je voudrais dire merci à tous ces bénévoles d’ici et d’ailleurs, aux cadres qui nous accompagnent, aux chefs de villages qui sont à nos côtés lorsque nous organisons nos activités. Je n’oublie pas de dire merci à la Fondation Coallia-Stéphane Hessel, sans oublier les autres partenaires et dire merci à la presse qui nous suit et qui rend visible nos activités ce qui permet aux grandes structures de voir ce que nous faisons et nous viennent en aide. Vraiment merci à tous !</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Benoît Kadjo</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/je-suis-a-abidjan-pour-la-mise-en-place-de-lunite-de-production-semi-industrielle-dattieke/">Interview / Justine Konan Bargain (Présidente de l’Ong AIDA) : « Je suis à Abidjan pour la mise en place de l’unité de production semi-industrielle d’attiéké »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/je-suis-a-abidjan-pour-la-mise-en-place-de-lunite-de-production-semi-industrielle-dattieke/">Interview / Justine Konan Bargain (Présidente de l’Ong AIDA) : « Je suis à Abidjan pour la mise en place de l’unité de production semi-industrielle d’attiéké »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant-chercheur) : « On ne développe pas un pays avec les matières premières à faible valeur ajoutée »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 16:12:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[#Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Emergence économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="1132" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Côte d&#039;Ivoire" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7.jpg 850w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7-225x300.jpg 225w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7-769x1024.jpg 769w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7-768x1023.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7-150x200.jpg 150w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-7-600x799.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>
<p>La Côte d’Ivoire possède un sous-sol riche. En 2024, son taux de croissance était de 6% quand celui de la Corée du sud était de 2%. Le PIB annuel au prix du marché de la Côte d’Ivoire était, en 2024, de 80. 483 millions d’euros quand celui de la Corée du sud culminait à 1. 733.173 [&#8230;]</p>
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<p><strong>Prof </strong><strong>Prao Yao Séraphin, vous êtes économiste et enseignant-chercheur. Alors quel est le potentiel du sous-sol ivoirien ?</strong></p>
<p>La Côte d’Ivoire reconnue pour son cacao et son dynamisme économique cache sous ses terres une richesse encore largement sous-exploitée: celle de son sous-sol. Or, manganèse, nickel, lithium, coltan, pétrole, gaz naturel… autant de ressources qui font du pays un véritable carrefour stratégique en Afrique de l’Ouest. La Côte d&rsquo;Ivoire dispose d’un sous-sol riche en minerais critiques et stratégiques. Les succès dans les travaux d’exploration en cours contribueront au développement de nouvelles mines, augmentant sa contribution à l’économie.</p>
<p>L&rsquo;une des dernières découvertes de manganèse en 2023 est celle de la société australienne MAKO Gold Limited au nord du pays. Pour rappel, le pays enregistre 5 mines de manganèse en exploitation : Grand-Lahou, Kaniasso, Lagnonkaha, Bondoukou et Guitry. La production est passée de 207 000 tonnes en 2016 à 929 000 tonnes en 2022.</p>
<p>Concernant le lithium, des permis de recherche ont été accordés à Millenium Resources CI Sarl, African Milium resources CI Sarl, Atex Mining resources Sarl et Firering à Agboville, Tiassalé et M’Batto. Concernant le coltan, deux permis de recherche ont été octroyés en 2023 à la SODEMI (compagnie minière nationale) et à Guggenex Côte d’Ivoire à Béoumi, Botro, Daloa, Issia. La société BRI Coltan a obtenu en 2022 un prêt de 7 millions d’euros de la Banque d’investissement de la CEDEAO (BIDC) pour la construction d’une usine de transformation.</p>
<p>Le groupe pétrolier italien Eni a annoncé une nouvelle découverte d’hydrocarbures, en février 2026, en Côte d’Ivoire. Selon un communiqué officiel publié le 16 février par le gouvernement ivoirien, les réserves du gisement sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole. Ces précédents gisements totalisent près de 6 milliards de barils équivalent pétrole, confirmant le potentiel du sous-sol ivoirien.</p>
<p><strong>Mais pourquoi malgré ce </strong><strong>potentiel, la </strong><strong>Côte d’Ivoire</strong><strong> es</strong><strong>t loin des pa</strong><strong>y</strong><strong>s développés e</strong><strong>t même émergents </strong><strong>?</strong></p>
<p>On ne développe pas un pays avec les matières premières à faible valeur ajoutée. Le secteur des matières premières est un secteur à faible valeur ajoutée, qui crée peu d’emplois formels et qui génère trop peu de recettes fiscales. La spécialisation dans les matières premières alimente les inégalités sociales en bénéficiant à une minorité souvent liée à un pouvoir politique autoritaire. La dépendance envers les matières premières rend, par ailleurs, les économies en développement vulnérables envers la volatilité des prix sur les marchés mondiaux, qui complique fortement la mise en œuvre de stratégies de développement à long terme.</p>
<p>Dans le pire des cas, cette spécialisation peut mener à une « croissance appauvrissante » lorsque la baisse des prix des matières premières ne peut être compensée par l’augmentation des volumes exportés. La spécialisation dans les matières premières a en outre tendance à condamner les pays en développement à être victimes d’un échange inégal : leurs matières premières à faible valeur ajoutée sont échangées contre des produits industriels à plus forte valeur ajoutée des pays industrialisés.</p>
<p>Pour l’heure, malgré une légère transformation structurelle de son économie, la Côte d’Ivoire continue de compter sur les devises tirées de son agriculture de rente. En effet, le secteur primaire dominé par l’agriculture, représente 14,8% du PIB en 2024, le secteur secondaire centré sur l’industrie extractive, l’énergie, l’agroalimentaire et le BTP, 23,7 % du PIB et le secteur tertiaire majoritaire, tiré par les télécommunications, les transports, le commerce et les services financiers, représente 61,6 % du PIB.</p>
<p><strong>La </strong><strong>Côte d’Ivoire</strong> <strong>es</strong><strong>t-elle le seul pa</strong>y<strong>s dans ce cas, en Afrique </strong><strong>?</strong></p>
<p>Non, il existe plusieurs pays dans ce cas sur le continent. Par exemple, la République démocratique du Congo (RDC), l’un des États les plus riches d’Afrique en gisements divers, couvre à lui tout seul 34 % de la production du continent en diamants. Il fournit également 13 % de la production de cuivre. Plus surprenant encore : la valeur des minéraux encore inexploités est estimée à plus de 24 milliards de dollars.</p>
<p>Le sous-sol congolais contient également du cobalt, utilisé dans nos téléphones et ordinateurs portables. Mais son PIB par habitant était de 686 dollars US en 2024 et 68% des congolais vivent sous le seuil de pauvreté. Pendant ce temps, l&rsquo;indice de développement humain (IDH) de la République démocratique du Congo est passé seulement de <em>0,38 en 1990 à 0,48 en 2022, demeura</em>nt toujours faible<em>.</em></p>
<p><em>On peut citer également la </em>Zambie, qui es<em>t le </em>plus gros producteur de cuivre africain, un pays qui assure plus de 65 % de la production totale du continent. Avec un PIB de 26,3 milliards USD en 2024, la Zambie est la quatrième économie d’Afrique australe après l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Angola et le Zimbabwe. Mais l’économie reste très dépendante du secteur minier (qui représente près de 17,4% du PIB et environ 67% des recettes d’exportation), en particulier du cuivre dont la Zambie est le second producteur du continent.</p>
<p>Avec un PIB par habitant de 1 246 USD en 2024, la Zambie fait partie des pays à « revenu intermédiaire de la tranche inférieure ». Toutefois, ses indicateurs socio-économiques sont dégradés : le pays, l’un des plus inégalitaires au monde (indice de Gini de 57,1), est frappé par un taux de pauvreté élevé (64,3% au seuil international de 2,15 USD par jour). Il se situe dans le dernier tiers du classement mondial en termes d’IDH – 153<sup>ème</sup> rang sur 191 pays en 2023.</p>
<p>Citons aussi la Guinée, un pays qui couvre à lui seul, près de 95 % de la production africaine en bauxite, qui sert principalement à fabriquer l’aluminium, après une première transformation en alumine. <strong>La Guinée présente de très nombreux atouts naturels </strong><strong>: </strong>une façade maritime, un important potentiel hydrologique et agricole, des frontières partagées avec 6 pays et un sous-sol très riche en minerais (bauxite : 1<sup>ère</sup> réserve mondiale avec 25% du stock et 2<sup>ème</sup> producteur mondial), 4 Mds T de réserves de fer, 700 T d’or et 30 à 40 M T de carats de réserves prouvées de diamants. <strong>Toutefois, son économie</strong><strong> </strong><strong>demeure relativement peu diversifiée et structurellement vulnérable aux chocs exogènes, notamment sur les matières premières.</strong></p>
<figure id="attachment_2631" aria-describedby="caption-attachment-2631" style="width: 618px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2631" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5-225x300.jpg" alt="" width="618" height="824" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5-225x300.jpg 225w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5-768x1025.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5-150x200.jpg 150w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5-600x800.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prod-Prao-Yao-Seraphin-5.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 618px) 100vw, 618px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2631" class="wp-caption-text">Prof Prao Yao Séraphin.</figcaption></figure>
<p>Avec une population de 15,4 millions d’habitants et un PIB de 25,6 milliards USD en 2024 selon le FMI, la Guinée se situe au bas du classement IDH, occupant le 179<sup>ème</sup> rang sur 193 pays en 2023. Selon l’Institut national de la statistique, un peu moins de la moitié des Guinéens (43,7 %) vivent en dessous du seuil national de pauvreté qui est estimé à 13 717 GNF/personne/jour (1,4 EUR) en 2019.</p>
<p>Enfin, prenons le cas du Niger, le pays fournit à lui seul, 44 % de l’uranium africain, avec une production estimée à 4 millions de tonnes. Son sous-sol est aussi riche en calcaire, argent, étain et gypse. Avec tout ce potentiel, le <strong>Niger, dont près de 47 % de la population a moins de 15 ans, est un pays enclavé avec un PIB/habitant estimé à 707,5 USD en 2024 selon le FMI.</strong><strong> </strong><strong>Le capital humain y est particulièrement faible et la plupart des indicateurs sociaux sont faibles ou se dégradent</strong><strong>.</strong> L’espérance de vie à la naissance est estimée à 61,2 ans selon l’ONU en 2023. Le taux d’alphabétisation est estimé à 38 % en 2022 selon la Banque mondiale, tandis que les taux d’accès à l’eau et à l’électricité se situent à 49 % et 19,5 % respectivement. Le pays figure à la 188<sup>e</sup> place sur 193 du classement IDH du PNUD, en 2025.</p>
<p><strong>Pourtant des pa</strong><strong>y</strong><strong>s sans ressources na</strong><strong>turelles sont arrivés à s’en sortir</strong><strong> pour s’engager sur le chemin du développement</strong><strong>t</strong> <strong>?</strong></p>
<p>Prenons d’abord le cas de la Malaisie. Dans ce pays, l&rsquo;industrie manufacturière est le moteur de la croissance, avec des secteurs comme l&rsquo;électronique et l&rsquo;automobile bien développés. Le secteur manufacturier jouant un rôle crucial dans cette croissance, ce secteur est devenu l&rsquo;un des principaux contributeurs au produit intérieur brut (PIB) du pays, stimulant ainsi la stabilité et la croissance économiques.</p>
<p>La Malaisie est réputée pour la solidité de ses industries de l&rsquo;électronique, de l&rsquo;automobile, de la chimie et des machines. Ces secteurs attirent d&rsquo;importants investissements nationaux et internationaux, consolidant ainsi la position de la Malaisie comme pôle manufacturier de premier plan en Asie du Sud-Est. L&rsquo;orientation stratégique du gouvernement vers le développement industriel a propulsé la Malaisie à l&rsquo;avant-garde de l&rsquo;excellence manufacturière. Avec un portefeuille de produits de plus en plus diversifié, le pays offre d&rsquo;importantes opportunités de croissance aux entreprises souhaitant investir dans le secteur manufacturier.</p>
<p>L’un des secrets de la Malaisie, est que le pays met en avant le capital humain. En effet, l’Indice de développement humain (IDH) qui est utilisé par les Nations Unies pour mesurer les progrès d&rsquo;un pays, était de 0,807 point en 2022, ce qui le place à la 63e place du tableau de l&rsquo;IDH publié sur 193 pays. Le résultat est que la Malaisie est dotée d’une économie de marché diversifiée : services (59,3% du PIB), industries manufacturières (23,2%), agriculture (6,3%), hydrocarbures et mines (6,0%), et construction (4,0%). Le PIB par habitant en Malaisie devrait atteindre 11.921,00 USD fin 2025, selon les modèles macroéconomiques mondiaux de Trading Economics.</p>
<p>Ensuite, prenons également le cas de l’île Maurice. Avec une population à Maurice estimée à 1,27 million en 2025, la grande partie de la superficie de l&rsquo;île est dédiée principalement à la culture de la canne à sucre qui dessine les vallons et les plaines. Mais le pays bute sur des ressources naturelles limitées et menacées par les dérèglements climatiques. Cependant Maurice dispose d&rsquo;une solide base de capital humain développée grâce à un investissement cohérent et équitable dans le développement humain. Cela a permis à Maurice d&rsquo;exploiter les avantages, d&rsquo;apprendre des expertises apportées par l&rsquo;IDE et de maintenir la compétitivité sur un marché international en pleine évolution.</p>
<p>Les services d&rsquo;éducation et de santé sont gratuits et ont été élargis ces dernières années, afin de créer de nouvelles possibilités d&#8217;emploi et d&rsquo;assurer une croissance inclusive. La main-d&rsquo;œuvre instruite et adaptable était un élément essentiel de la croissance orientée vers l&rsquo;exportation des années 1980. Environ 90 % des entrepreneurs de la zone franche industrielle (EPZ) et du secteur manufacturier étaient des Mauriciens, les hommes d&rsquo;affaires disposant du capital humain, de l&rsquo;éducation et des connaissances nécessaires pour exploiter les débouchés.</p>
<p>Selon le gouvernement de Dubaï, les perspectives générales pour le secteur manufacturier sont positives, car le pays offre de nombreuses opportunités aux entrepreneurs dans les différentes chaînes de valeur, grâce à une main-d&rsquo;œuvre qualifiée. Le résul<em>tat est éloquent : le PIB par habitant à Maurice devrait atteindre 12 520</em> <em>USD fin 2025</em>. Avec un IDH de 0,804, l&rsquo;île Maurice est le second pays africain le plus développé et est classée au 76e rang mondial. Pendant longtemps, l’économie mauricienne s’est reposée essentiellement sur le secteur agricole.</p>
<p>Mais, en 2025, le secteur agricole est relativement modeste, représentant 3,6 % du PIB et environ 5 % de l&#8217;emploi total (Banque mondiale, dernières données disponibles). Environ 40 % du territoire national est consacré à l&rsquo;agriculture, la canne à sucre dominant près de 90 % des terres cultivées et constituant la principale source de recettes d&rsquo;exportation. Le secteur industriel a gagné en importance, contribuant aujourd&rsquo;hui à 18,2 % du PIB et à 21 % de l&#8217;emploi. Le secteur manufacturier mauricien &#8211; dont la Banque mondiale estime qu&rsquo;il représente 12 % du PIB &#8211; est traditionnellement dominé par le textile et la production de sucre.</p>
<p>Le premier est passé d&rsquo;une production de base à un sous-secteur verticalement intégré, faisant de Maurice le centre d&rsquo;excellence du textile en Afrique australe et orientale. La manufacture pèse 85 % de l’activité industrielle. Le secteur tertiaire, lui, représente, 78,2 % du PIB.</p>
<p>Enfin, le cas de la Corée du sud. Avec une superficie de 98,480 km² et une population estimée à plus de 51 millions d’habitants, le pays ne possède que quelques gisements de houille d’argent, de zinc, de tungstène, de fer et de kaolin dont le poids économique est négligeable. En effet, en 1948, la division de la Corée a opéré un partage inégal des ressources au profit de la Corée du nord. Mais la faiblesse du capital physique de la Corée du sud contraste avec la vitalité de son capital humain. Le pays a fait le choix d’optimiser son capital humain. Pour tous les dirigeants successifs, le développement du système éducatif doit précéder le développement économique.</p>
<p>Cette politique d’éducation d’excellence a joué un rôle clé dans l’amélioration de la qualité des ressources humaines et largement contribué au développement économique. La démocratisation de l’éducation et l’accès pour tous à l’enseignement supérieur ont permis à la Corée du Sud, de former ses propres cadres dirigeants qui sont aujourd’hui à la tête des principales multinationales du pays. La Corée du sud a une activité de R&amp;D particulièrement dynamique, prise en charge en grande partie par les grands groupes industriels, appelés conglomérats.</p>
<p>En termes de dépenses de R&amp;D, rapportées au PIB national, la Corée était en 2017, en première position (4,6% du PIB) parmi les pays membres de l’OCDE. Aujourd’hui, la Corée tient sa force économique de son industrie, qui représentait en 2023, 31,6 % du PIB selon la Banque mondiale, soit l’une des parts les plus importantes parmi les pays développés (la moyenne OCDE est de 22 %, avec notamment 18 % en France, 26,9 % au Japon, ou encore 28,1 % en Allemagne).</p>
<p>Ce dynamisme est soutenu par un effort de R&amp;D très important, qui fait de la Corée le deuxième pays le plus dépensier au monde en proportion du PIB en 2022 (5,2 %). Le secteur privé représente 77 % du total des dépenses de R&amp;D de la Corée (2<sup>e</sup> ratio le plus élevé de l’OCDE après le Japon) dont près de la moitié est assurée par les 10 premiers chaebols.</p>
<p>L’omniprésence des chaebols dans la R&amp;D coréenne s’explique notamment par leur modèle exportateur, qui les a poussés à monter en gamme pour se maintenir dans la concurrence internationale et à investir progressivement dans des secteurs de plus en plus technologiques, pour figurer aujourd’hui parmi les leaders dans les semi-conducteurs, les smartphones, les batteries, l’automobile, etc. Les chaebols s’appuient en outre sur leur structure en conglomérat, qui permet de financer la R&amp;D par la rentabilité d’activités lucratives. Les résultats également présents : <em>le PIB par habitant en Corée du Sud devrait atteindre 37 072,00 USD d&rsquo;ici la fin de 2026</em>, selon les modèles macroéconomiques mondiaux de Trading Economics, avec une population d&rsquo;environ 51,75 millions d&rsquo;habitants. L&rsquo;indice de développement humain (IDH) de la Corée du Sud a évolué, passant de 0,73 en 1990 à 0,93 en 2022.</p>
<p><strong>Pendant ce temps, le capital humain de la Côte d’Ivoire est très faible et le pa</strong><strong>y</strong><strong>s transforme très peu ses matières premières. Que pensez-vous ?</strong></p>
<p>Effectivement, vous avez entièrement raison. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié son rapport annuel sur l’indice de développement humain (IDH) pour l’année 2025. Dans le rapport intitulé <em>« Une question de choix : les individus et les possibilités à l’ère de l’IA »</em><strong>, </strong><strong>datant du 6 mai 2025, la Côte d’Ivoire</strong> enregistre un Indice de Développement Humain (IDH) s’élevant à 0,582. La Côte d’Ivoire gagne dix précieuses places et occupe le 157<sup>e</sup> rang parmi 193 nations évaluées.</p>
<p>La <strong>Côte d&rsquo;Ivoire enregistre un </strong>PIB de 78,9 milliards USD courants selon le FMI en 2023, avec un PIB/habitant de 2 537 dollars (FMI, 2023). <strong>La Côte d&rsquo;Ivoire s’impose comme la première puissance économique de l’UEMOA, contribuant à 40 % du PIB de l’Union. </strong>Le pays contribue à 42% des exportations de la zone et abrite la base industrielle la plus développée. Leader mondial sur les marchés du cacao (39 % de part de marché en 2024) et de l’anacarde (40 % de la production mondiale en 2023), la <strong>Côte d&rsquo;Ivoire n’exporte pas de produits transformés mais bruts. </strong></p>
<p><strong>Par exemple, l</strong>e cacao constitue un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant 40% des recettes d’exportation et contribuant entre 10 et 15% au PIB national, et le premier pourvoyeur de devises du pays, selon la Banque mondiale. Mais le pays <strong>ne représente actuellement qu’une petite partie de la chaîne de valeur mondiale de ce secteur, d’une valeur de 145 milliards de dollars par an. Selon les estimations, si </strong>Abidjan parvenait à capter seulement 10 % de toute cette chaîne de valeur, cela représenterait environ 15 milliards de dollars par an et augmenterait le PIB de 25 % grâce à la spéculation sur le cacao. Sur ce business, les pays producteurs ne perçoivent que 6 % des centaines de milliards de dollars engrangés. Ceux qui profitent sont les négociants, les grands transformateurs, les détaillants et les marques.</p>
<p><strong>Que proposez-vous prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin</strong><strong>?</strong></p>
<p>Vous savez que le principal talon d’Achille des économies en développement est leur dépendance envers les matières premières. La part des matières premières dans les exportations totales atteint en moyenne 76% dans les pays à faible revenu et 61% dans les autres pays en développement. Près de neuf pays africains sur dix sont dépendants des matières premières, c’est-à-dire qu’elles représentent plus de 60% des exportations de marchandises.</p>
<p>La dépendance aux matières premières est liée au faible développement humain : 29 des 32 pays classés parmi les pays ayant un niveau faible de développement humain sont dépendants des matières premières. Or, cette dépendance aux matières premières est liée au faible développement humain, et principalement à la faiblesse du capital humain. Ce qu’on appelle « malédiction des ressources naturelles » n’est pas une fatalité, à condition de soutenir le développement de secteurs stratégiques créateurs d’emplois de qualité.</p>
<p>Pour ce faire, un pays comme la Côte d’Ivoire doi<strong>t revoir son « logiciel » et accentuer ses efforts sur le capital humain. </strong>En Côte d&rsquo;Ivoire, les exportations de produits de moyenne et haute technologie (en % des exportations de produits manufacturés), se situent à 22% alors qu’elles représentent 72 % en Corée du sud.</p>
<p><strong>La Côte d’Ivoire gagnerait à placer le capital humain au cœur de sa stratégie de développement</strong> car l’indice du capi<strong>tal humain est faible en Côte d’Ivoire. </strong>Le capital humain est le niveau potentiel de performance qu’un système de formation est capable d’offrir aux citoyens d’un pays. En Côte d’Ivoire, ce chiffre est de 38% selon la Banque Mondiale, un niveau qui décrit l’affaissement du système éducatif ivoirien. Le système de formation, de santé, d’institutions qu’on a aujourd’hui, donnera des citoyens qui vont fonctionner à 38% de leur potentiel alors que la moyenne est de 40% en Afrique contre la moyenne des pays développés qui est de 71 à 75% du potentiel des citoyens.</p>
<p style="text-align: right;">Interview dans Dernière Heure Monde, L’héritage et Génération nouvelle</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/prof-prao-yao-seraphin-enseignant-chercheur-on-ne-developpe-pas-un-pays-avec-les-matieres-premieres-a-faible-valeur-ajoutee/">Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant-chercheur) : « On ne développe pas un pays avec les matières premières à faible valeur ajoutée »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/prof-prao-yao-seraphin-enseignant-chercheur-on-ne-developpe-pas-un-pays-avec-les-matieres-premieres-a-faible-valeur-ajoutee/">Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant-chercheur) : « On ne développe pas un pays avec les matières premières à faible valeur ajoutée »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant Chercheur) : « Pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 11:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[#Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Autosuffisance en riz]]></category>
		<category><![CDATA[Production en riz]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="1066" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5.jpg 1417w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-300x226.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-1024x770.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-768x578.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-86x64.jpg 86w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-200x150.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2026/04/Prof-Yao-Prao-Seraphin-5-600x451.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>
<p>La Côte d’Ivoire importe énormément du riz pour nourrir sa population. Pendant ce temps, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%.  L’émergence peut-elle aller de pair avec un pays qui peine à nourrir sa population ? Dans cette interview suscitée par Ferdinand Gogoua [&#8230;]</p>
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<p><strong>Bonjour prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelle est la situation des importations de riz en Côte d’Ivoire ?</strong></p>
<p>Le bilan n’est pas reluisant. En effet, la Côte d’Ivoire importe pour environ 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. Malgré les efforts de production, l&rsquo;atteinte de l&rsquo;autosuffisance demeure un défi majeur. La consommation par habitant a en effet augmenté de 20 % au cours de la dernière décennie, atteignant actuellement 84 kg par an, selon les données du Département américain de l&rsquo;Agriculture (USDA). Le pays affiche une consommation record avec une consommation par habitant supérieure à celle des Chinois ou des Thaïlandais. Alors que les autorités estiment qu&rsquo;une production de 2,1 millions de tonnes serait nécessaire pour satisfaire la demande nationale, l&rsquo;USDA évalue la consommation réelle à environ 2,5 millions de tonnes, tandis que l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) l&rsquo;estime à 2,8 millions de tonnes.</p>
<p><strong>Peu</strong><strong>t-on savoir la capacité de production du pa</strong>y<strong>s en riz ?</strong></p>
<p><strong>Réponse :</strong>  Selon les données de l’USDA, la production de riz paddy est passée d’environ 1,8 million de tonnes lors de la campagne 2015/2016 à près de 2,3 millions de tonnes en 2024/2025, traduisant les efforts consentis ces dernières années pour relancer la riziculture locale. En 2025 donc, la production locale devrait atteindre 1,8 million de tonnes de riz blanchi selon les prévisions de l’Agence ivoirienne de développement de la filière rizicole (ADERIZ), de quoi couvrir 85% de la demande locale. On voit toutefois que cette progression demeure en deçà des besoins du marché, la consommation annuelle de riz blanc frôlant désormais les 3 millions de tonnes. Ce décalage persistant entre l’offre et la demande a mécaniquement renforcé le recours aux importations. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au rang de deuxième importateur africain de riz derrière le Nigeria, avec un stock provenant majoritairement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande.</p>
<p><strong>Quelles sont les raisons de ce déficit d’autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire</strong><strong> ?</strong></p>
<p>Plusieurs facteurs expliquent cette forte importation en riz.</p>
<p>Premièrement, la dépendance du pays en produits de rente. Pour le cacao, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao, représentant 40% de la production mondiale. Le cacao constitue donc un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant 40% des recettes d’exportation et contribuant entre 10 et 15% au PIB national, et le premier pourvoyeur de devises du pays, selon la Banque mondiale. L’économie du cacao représente 12% des recettes fiscales. Vous voyez que les produits de rente, comme le cacao, le café, le palmier à l’huile, l’hévéa, rendent les planteurs dépendants, les exploitent, les assujettissent. Du coup, les cultures vivrières sont délaissées au profit de l’agriculture de rente.</p>
<p>Deuxièmement, l’augmentation de la population ivoirienne. Entre 1960 et 2024, le nombre d&rsquo;habitants en Côte d&rsquo;Ivoire est passé de 3,50 millions à 31,93 millions, soit une augmentation de 811,5% en 64 ans. La Côte d&rsquo;Ivoire a connu la plus forte augmentation en 2017 avec 10,41%. L&rsquo;augmentation la plus faible en 2004 avec 2,11%. À l’horizon 2030, la population ivoirienne atteindrait environ 41,3 millions d’habitants, soit une augmentation de près de 7 à 8 millions de personnes en seulement quatre (04) ans. Cette hausse est considérable à l’échelle démographique, ce qui traduit un rythme d’accroissement vertigineux. À plus long terme, les projections indiquent une population d’environ 49,1 millions en 2035, ce qui correspond à une augmentation totale de 15 à 16 millions d’habitants en moins d’une décennie. Ainsi, entre 2020 et 2035, la population de la Côte d’Ivoire devrait presque doubler, confirmant ainsi une phase d’expansion démographique intense.</p>
<p>Troisièmement, le riz est la protéine végétale la plus consommée en Côte d&rsquo;Ivoire. Le riz est prisé parce qu’il permet aux familles nombreuses de satisfaire leur pitance journalière. Un sac de riz suffit pour nourrir toute une famille. L’urbanisation est aussi passée par là.  En 2024, le taux d&rsquo;urbanisation en Côte d&rsquo;Ivoire était de 54 pour cent. Les plus grandes villes du pays sont Abidjan, Abobo et Bouaké. Par rapport à l&rsquo;année précédente, la part de la population dans les villes a augmenté d&rsquo;environ 1,1%. Les zones rurales deviennent donc de moins en moins attrayantes pour les habitants, qui se tournent vers les villes. En règle générale, la vie y est plus chère, mais elle offre de meilleures infrastructures et possibilités d&#8217;emploi. Sur les dix dernières années, la croissance des citadins a été d&rsquo;environ 1,0 pour cent par an. La Côte d&rsquo;Ivoire a enregistré la hausse la plus marquée en 1961 avec 7,1 %. Selon les estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), la consommation de riz en Côte d’Ivoire progresse à un rythme annuel compris entre 3 % et 4 %.  Dans les principaux centres urbains tels qu’Abidjan, Bouaké, Daloa ou encore Gagnoa, la céréale supplante progressivement les aliments de base traditionnels comme le manioc, l’igname ou le taro. Cette transition alimentaire se reflète clairement dans les chiffres de consommation par habitant. D’après l’organisme américain, un Ivoirien consomme aujourd’hui en moyenne 84 kilogrammes de riz par an, contre environ 58 kilogrammes il y a une vingtaine d’années. Dans le pays, le riz représente près de 60 % de la production céréalière totale, loin devant le maïs, le mil ou le sorgho.</p>
<p>Quatrièmement, la politique du pays n’a pas suivi l’accroissement des besoins des populations. Le gouvernement ivoirien a pendant longtemps oublié les produits vivriers au profit du cacao, du café, de l’anacarde et du palmier à huile.</p>
<p><strong>Quels sont les problèmes liés à la production de riz en Côte d’Ivoire</strong><strong> ?</strong></p>
<p>Les problèmes sont légions. En premier lieu, les champs sont secs, la faute au changement climatique. En fait, en Côte d’Ivoire, c’est la riziculture fluviale qui est importante. En 2024, à peine 3% des rizières ivoiriennes étaient irriguées. Le reste dépend de la pluie. Du coup, les producteurs sont en <em>insécurité</em> avec <em>les problèmes d’intempéries, les pluies ne respectant plus les saisons.  </em>En effet, la filière riz subit de plein fouet les aléas climatiques, avec une sécheresse prolongée par endroits et des inondations dans d&rsquo;autres régions, compromettant les rendements.</p>
<p><em>En second lieu,</em> l<em>e </em><em>coût minimum à l’hectare es</em>t élevé et les producteurs n’ont pas de financement suffisant. Pour certains producteurs, cela coûte environ <em>40</em><em> </em><em>000</em><em> </em><em>francs</em><em> </em><em>CFA (60 euros). Ce son</em>t des coûts liés à <em>la préparation des sols, aux intrants. On voi</em>t donc que la pénurie de financement décourage les producteurs à investir dans les semences, les engrais ou les pesticides, au détriment des rendements. Le résultat est que cette culture est majoritairement vivrière et familiale. Les parcelles sont petites, les récoltes très dépendantes de la pluviométrie et les pertes énormes.</p>
<p>En troisième lieu, les conflits fonciers récurrents qui freinent l’expansion des surfaces cultivables ainsi que l’intrusion d’eau salée dans certaines zones productrices, impactant la qualité des récoltes.</p>
<p>En quatrième lieu, le riz local subit aussi la compétition du riz importé. En effet, le riz importé est parfois moins cher que le riz local.  Deux raisons au moins, expliquent cet état de fait. La première est que les techniques agricoles encore rudimentaires ne permettent pas un meilleur rendement, donc une production faible. La seconde est que le gouvernement ne subventionne pas assez le secteur afin de lui donner les moyens financiers nécessaires.</p>
<p><strong>Que fait le gouvernement ivoirien face à cette situation de dépendance en riz </strong><strong>?</strong></p>
<p>Le gouvernement fait quand même des efforts. Dans le cadre de la nouvelle « Stratégie nationale de développement de la filière riz » (SNDR 2), d&rsquo;un coût global de 1,3 milliard de dollars pour la période 2024-2030, la Côte d’Ivoire vise une production de 3,2 millions de tonnes de riz blanchi à l&rsquo;horizon 2030. La première phase, dotée de 546 millions de dollars, s&rsquo;étend de 2024 à 2027, tandis que la seconde, avec un budget de 770,7 millions de dollars, couvrira la période 2028-2030. Les axes prioritaires incluent l&rsquo;extension des surfaces rizicoles exploitées, une gestion optimisée des ressources en eau et l&rsquo;amélioration des rendements. Pour le gouvernement, la solution passe impérativement par la transition d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. Le gouvernement ivoirien compte sur les Agences de promotion des investissements (API) de l’espace Francophone pour attirer les capitaux nécessaires à cette transformation. Le fer de lance de cette stratégie est également le déploiement de neuf agropoles à travers le pays. A ce jour, sur les neuf agropoles prévues, trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également. Selon le ministre Bruno Koné, il reste six autres agropoles en attente de financement et chacune des agropoles fait entre 150 et 200 milliards de FCFA. Donc, il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de FCFA d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement.</p>
<p><strong>Prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelles son</strong>t<strong> vos solutions face à cette situation alarmante des importations de riz en Côte d’Ivoire ?</strong></p>
<p>Avant de donner quelques pistes de solutions, disons qu’en Côte d’Ivoire, il pleut presque toute l’année, avec ses bas-fonds qui peuvent nourrir la sous-région. La Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour atteindre l’autosuffisance en riz, comme en 1975. Le pays possède plus d’un million et demi d’hectares de terres rizi-cultivables et cela en condition pluviale, inondée et irriguée.</p>
<p>La première piste est le passage d’une riziculture pluviale à une riziculture irriguée. L&rsquo;écosystème à riz irrigué, où deux ou trois cycles culturaux peuvent se succéder par an sur le même casier, est caractérisé par un meilleur contrôle de l&rsquo;eau en surface, le meilleur herbicide. D’ailleurs, pour le paysan, un hectare de riziculture irriguée rapporte en moyenne 250 000 FCFA par cycle contre 175 000 FCFA pour la riziculture de bas-fonds pluvial et seulement 50 000 FCFA pour la riziculture de plateau pluvial. Cette disparité met en évidence la nécessité d’investissements dans les infrastructures d’irrigation et les intrants agricoles afin d’améliorer le revenu des producteurs.</p>
<p>La seconde piste est le soutien de l’État en matière d’irrigation. En effet, comme les barrages coûtent très cher, le gouvernement pourrait aider à des installations d’irrigations plus légères le long des rivières, plutôt que des barrages agricoles. Le coût d’aménagement d’un hectare irrigué est estimé entre 30 et 45 millions de FCFA. Avec l’irrigation, les rendements vont augmenter. Avec la riziculture pluviale qui représente 87% des superficies totales, les rendements sont très faibles avec 0,8 tonne par hectare. Des efforts engagés ont fait que, pour le riz pluvial, nous sommes passés de 800 kg à l’hectare à un rendement compris entre 1 200 et 1 500 kg à l’hectare aujourd’hui<em>.</em> Pour le riz irrigué, nous sommes passés de trois tonnes à l’hectare par cycle à 5,5 tonnes à l’hectare par cycle.</p>
<p>La troisième piste, très importante reste le changement de la perception des consommateurs ivoiriens sur la qualité du riz local. Le riz importé est perçu comme plus homogène et de meilleure qualité que le riz local. Une campagne nationale de communication doit permettre de repositionner le riz local comme un produit de bonne qualité. Une telle politique pourra faciliter la politique de la distribution et de l’accessibilité du riz au niveau national.</p>
<p>La quatrième piste pourrait être un protectionnisme éducateur et des faveurs à l’écoulement du riz local. Pour protéger le secteur de la concurrence étrangère, il faut une taxe sur le riz importé afin de permettre au riz local de monter en gamme, en termes de compétitivité. De même, le riz local doit être privilégié dans les cantines, écoles et lycées de Côte d’Ivoire.</p>
<p>La cinquième piste demeure une industrialisation de la filière et l’engagement du secteur privé. Avec l’aide de partenaires étrangers – l’Inde au premier chef –, le pays a ainsi renforcé le parc industriel existant avec 30 usines et 100 mini-usines. Les concessions de ces fabriques ont ensuite été attribuées à des opérateurs privés, des transformateurs qui travaillent avec les petits producteurs en amont, et les distributeurs en aval. Le circuit repose sur la contractualisation, un modèle où chaque acteur s’engage envers l’autre, sans présence directe de l’Etat. Mais lancé en 2018, ce nouveau système peine à faire ses preuves.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il semble que <em>toutes les usines ne sont pas opérationnelles, et celles qui le sont ne travaillent pas en flux tendu. Selon </em>le chercheur Patricio Mendez del Villar, la réussite de ce nouveau modèle repose sur la <em>« confiance des uns envers les autres ». </em>Or, le petit producteur ne voit pas toujours d’un bon œil l’arrivée d’acteurs urbains nationaux ou étrangers qui lui dictent la manière de produire du riz. <em>« La plupart des petits producteurs sont d’abord dans de l’agriculture de subsistance, et ça n’est pas facile de se transformer en opérateur agricole du jour au lendemain »</em>, ajoute le chercheur. Les sociologues doivent jouer un puissant rôle ici pour transformer les mentalités.</p>
<p>La sixième piste serait de privilégier également le recours aux services techniques pour ceux qui sont réfractaires à la mécanisation. Lorsqu’on parle de mécanisation, on dit automatiquement qu’il faut donner des tracteurs, des motoculteurs, etc. aux producteurs. Mais ça ne dure pas ! On va donner un tracteur à un producteur, qui ne sait pas comment l’entretenir. Nous disons que l’essentiel pour le producteur, c’est que le labour soit fait, que la récolte soit faite. Donc, au lieu d’équiper le producteur, il est possible de mettre en place des prestataires de service. Le plus souvent, c’est ce qu’on entend dans les zones rizicoles.</p>
<p><strong> </strong><strong>Prof. </strong><strong>Prao Yao Séraphin, quelle est votre conclusion ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Le président Felix Houphouët Boigny disait et je cite « L&rsquo;homme qui a faim n&rsquo;est pas un homme libre. Il n&rsquo;a ni la volonté, ni la force de s&rsquo;élever au-dessus des contingences matérielles pour se comporter en Être pensant ». Si la Côte d’Ivoire doit importer plus de 600 milliards chaque année pour nourrir sa population, en riz, alors, son développement économique sera retardé. Regardez un peu l’Université de Bondoukou, située au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, dont le coût total est estimé à 85 milliards de FCFA (Financée par la BID). Avec 600 milliards, nous pouvons en construire au moins 7 universités de ce type. Si on considère le coût global de 30 milliards de FCFA, pour la construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) d’Adzopé (Région de la Mé), alors les 600 milliards peuvent construire 20 CHR pour le bonheur des ivoiriens. C’est pourquoi, nous disons que pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz.</p>
<p style="text-align: right;">Interview réalisée par BBC</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/prof-prao-yao-seraphin-enseignant-chercheur-pour-son-developpement-la-cote-divoire-doit-travailler-a-son-autosuffisance-en-riz/">Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant Chercheur) : « Pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/prof-prao-yao-seraphin-enseignant-chercheur-pour-son-developpement-la-cote-divoire-doit-travailler-a-son-autosuffisance-en-riz/">Prof Prao Yao Séraphin (Enseignant Chercheur) : « Pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Côte d’Ivoire / Mlle Laeticia Yobouet (Promotrice du chocolat ivoirien) : « Mes ambitions pour le chocolat Ivoirien »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 20:55:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[#Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Promotion du chocolat]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="992" height="744" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Promotion du chocolat" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1.jpg 992w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-300x225.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-768x576.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-86x64.jpg 86w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-200x150.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 992px) 100vw, 992px" /></div>
<p>Mlle Laeticia Yobouet est ivoirienne et responsable de « Destination Chocolat » , structure présente dans un luxueux réceptif hôtelier de la capitale économique ivoirienne, à Abidjan. C&#8217;était dans le cadre de l&#8217;événement  »Le chocolat dans toute son extravagance » qui a eu lieu récemment. A cet effet, elle a accepté de s’ouvrir au groupe de presse justeinfos.net [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="992" height="744" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Promotion du chocolat" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1.jpg 992w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-300x225.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-768x576.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-86x64.jpg 86w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-200x150.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2025/08/La-chocolatiere-Laeticia-Yobouet-1-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 992px) 100vw, 992px" /></div><p><strong><em>Mlle Laeticia Yobouet est ivoirienne et responsable de « Destination Chocolat » , structure présente dans un luxueux réceptif hôtelier de la capitale économique ivoirienne, à Abidjan. C&rsquo;était dans le cadre de l&rsquo;événement  »Le chocolat dans toute son extravagance » qui a eu lieu récemment. A cet effet, elle a accepté de s’ouvrir au groupe de presse justeinfos.net et voixduplanteur.info dans une brève interview.  </em></strong></p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi le métier de promotrice du chocolat ivoirien ?</strong></p>
<p>La Côte d&rsquo;Ivoire regorge d&rsquo;une panoplie de saveurs gourmandes uniques et de créations inédites en matière de chocolaterie. Mais malheureusement méconnu du grand public. Alors  » Destination chocolat » s&rsquo;est donnée pour mission de promouvoir le savoir faire des artisans chocolatiers et de reconnecter les consommateurs notamment les jeunes générations à la richesse et à la diversité du cacao, produit emblématique de notre pays .</p>
<p><strong>Alors voulez-vous relevez le défi de faire de la côte d&rsquo;Ivoire un pays producteurs de chocolat ? </strong></p>
<p>Dans un premier temps, je veux faire valoir les producteurs et les saveurs locales en matière de chocolat. Aussi je voudrais valoriser les produits dérivés du cacao produits par nos artisans et les faire connaître sur la place locale et internationale</p>
<p><strong>Avez-vous les moyens de vos ambitions ? </strong></p>
<p>Jusqu&rsquo;à présent toutes les actions menées se font sur fonds propre. Je serai très enchantée d’avoir un appui financier pour booster mes activités.</p>
<p style="text-align: right;">Kouamé Blanchard</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/cote-divoire-mlle-laeticia-yobouet-promotrice-du-chocolat-ivoirien-mes-ambitions-pour-le-chocolat-ivoirien/">Côte d’Ivoire / Mlle Laeticia Yobouet (Promotrice du chocolat ivoirien) : « Mes ambitions pour le chocolat Ivoirien »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/cote-divoire-mlle-laeticia-yobouet-promotrice-du-chocolat-ivoirien-mes-ambitions-pour-le-chocolat-ivoirien/">Côte d’Ivoire / Mlle Laeticia Yobouet (Promotrice du chocolat ivoirien) : « Mes ambitions pour le chocolat Ivoirien »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Mme Koné Isabelle (Fondatrice du RIFEVAL et de SCOOPS SOCOPAD) : « L’autonomisation de la Femme doit passer forcément par l’entrepreneuriat »</title>
		<link>https://voixduplanteur.info/mme-kone-isabelle-fondatrice-du-rifeval-et-de-scoops-socopad-lautonomisation-de-la-femme-doit-passer-forcement-par-lentrepreneuriat/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mme-kone-isabelle-fondatrice-du-rifeval-et-de-scoops-socopad-lautonomisation-de-la-femme-doit-passer-forcement-par-lentrepreneuriat</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 20:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[RIFEVAL]]></category>
		<category><![CDATA[SCOOPS SOCOPAD]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="945" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Koné Isabelle, présidente fondatrice du RIFEVAL..." decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1.jpg 1417w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-1-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>
<p>Mme Koné Isabelle, est la présidente fondatrice du Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion et suivi, évaluation (RIFEVAL). Elle est également la fondatrice de la Société coopérative simplifiée des produits agricoles et divers (SCOOPS SOCOPAD) et agro-transformatrice, promotrice de la marque « Carré pur Cao » etc. Dans cette interview, elle parle des raisons de la [&#8230;]</p>
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<p><strong>Vous êtes la présidente fondatrice du RIFEVAL. Que fait concrètement le RIFEVAL pour la Femme ?</strong></p>
<p>Le RIFEVAL a pour vision d’être une référence en gestion de projets au service de la Femme pour un développement durable. RIFEVAL signifie, le Réseau ivoirien des femmes expertes en gestion suivi et évaluation.</p>
<p>A cet effet, RIFEVAL a été créé pour deux grandes raisons. La première c’est d’apporter de l’expérience professionnelle avérée aux femmes. Parce que dans le monde de la gestion de projet, et surtout la gestion efficiente de projet, c’est à dire l’évaluation, etc., nous n’avons pas beaucoup de femmes dans ce domaine.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2145 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-300x200.jpg" alt="" width="514" height="342" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2-600x400.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-2.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 514px) 100vw, 514px" /></a>Et chaque fois qu’il y a des postes à pourvoir, on entend dire en général que les candidatures féminines sont vivement souhaitées, encouragées etc. Mais en même temps, il y a une petite phrase qui vient après. Il faut 5 ans, 10 ans d’expériences professionnelles avérées dans le domaine.</p>
<p>L’expérience professionnelle, on l’acquiert comment si on n’a pas l’occasion de pratiquer ? C’est l’une des raisons d’existence du RIFEVAL. Ensuite, il fallait expérimenter la pratique de la gestion de projet, du suivi et évaluation, des  projets qui soient vraiment pérennes, de façon durable dans le temps.</p>
<p>Il fallait choisir un secteur qui puisse servir aussi. On sait que la gestion de projet est transversale. Donc du coup, nous avons choisi le segment de l’agriculture. Et pour les femmes qui sont le maillon le plus vulnérable dans la chaîne de valeur générale agricole. En général, on accompagne des groupements féminins dans l’expertise de la gestion de projet, du suivi et évaluation et en même temps, à se prendre en charge.</p>
<p>C’est-à-dire, faire en sorte que dans le monde agricole, les femmes arrivent à se prendre en charge correctement, parce qu’elles ont des projets. Vous savez, elles sont en général bénéficiaires de financements. Mais après le départ des bailleurs, ces bénéficiaires ne s’approprient pas forcément les projets. Et 2 ans, 5 ans après, elles perdent le fil conducteur du projet.</p>
<p>Donc RIFEVAL est venu pour répondre à cette problématique-là. Aider les femmes, aider les autres femmes du secteur rural, agricole, du secteur informel à se prendre en charge avec des projets pérennes etc.</p>
<p>Et en même temps, donner de l’expertise pour pouvoir mieux positionner les femmes expertes, qu’elles soient expertes en gestion de projets ou bien dans d’autres domaines de la vie, la comptabilité etc. Et pour qu’elles puissent s’impliquer vraiment dans le suivi évaluation. Le RIFEVAL est là pour ça.</p>
<p><strong>En termes d’entrepreneuriat féminin, concrètement, que fait le RIFEVAL pour les femmes ? </strong></p>
<p>En termes d’entrepreneuriat féminin, l’un des segments d’intervention du RIFEVAL c’est la motivation à l’entrepreneuriat féminin. Mais on ne parle pas d’entrepreneuriat féminin sans une bonne gestion, comme on le dit.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2146 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-300x200.jpg" alt="" width="491" height="327" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3-600x400.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-3.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 491px) 100vw, 491px" /></a>C’est pour cette raison que le RIFEVAL aide les femmes à maîtriser d’abord, ce qu’elles font. Lorsque, par exemple, nous prenons un segment, quand on a ciblé, parce qu’on a des thèmes de référence qui cibles déjà les bénéficiaires du programme. Je prends un exemple.</p>
<p>Quelqu’une qui est dans la production d’arachide. Elle fait des pâtes d’arachide pour vendre. Il faut déjà qu’elle sache la source de l’arachide. Comment est-ce qu’on produit l’arachide ? Comment est-ce qu’on récolte ? Pour avoir de bonnes graines, comment traiter cette arachide là pour sortir la bonne pâte ? Et où est-ce qu’elle va vendre ?</p>
<p>On va regarder pour voir, à quel maillon de cette chaîne, des trois segments de la chaîne de valeur de la pâte d’arachide elle se situe ? Est-ce qu’elle est juste commerçante ? C’est d’autres personnes qui produisent et elle prend pour vendre ? Est-ce qu’elle est transformatrice ? Prend-elle la matière première pour pouvoir vendre ?</p>
<p>Est-elle productrice ? Cultive-t-elle l’arachide ? Et à ce niveau-là, le RIFEVAL va intervenir pour pouvoir améliorer son procès. Parce que forcément, il y a du bon dans ce que les femmes font. Il suffit qu’elles aient l’expertise, qu’on les accompagne. Et après, elles savent comment le faire de façon qualitative, pour que ça respecte toutes les chaines de valeur, d’hygiène etc., pour sa commercialisation. Ça c’est par exemple pour le monde agricole. Mais en général, on travaille avec des groupements.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2147 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-300x200.jpg" alt="" width="547" height="364" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-1536x1024.jpg 1536w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-2048x1365.jpg 2048w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-4-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px" /></a><strong>Aujourd’hui, si on doit parler d’acquis, quels sont les acquis du RIFEVAL ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, nos acquis sont énormes. Déjà, c’est de bouche à oreille que des groupements de femmes dans le secteur agricole, même dans l’informel, certaines femmes expertes dans d’autres domaines viennent à nous. Parce que nos premières expériences sont des prospects. On ne fait pas de publicités. Je prendrai la première expérience qui a été celle du RIFEVAL. Il s’agit d’une femme d’une soixantaine d’année que nous avons prise comme modèle de persévérance dans son domaine. Cette femme s’appelle Mme Kéita Bougouri.</p>
<p>Après avoir fait un AVC, elle a perdu l’usage du côté droit. Le bras et le pied qui ne fonctionnaient pas. Mais elle avait encore l’usage du côté gauche. Son bras et son pied. Et au lieu de se résoudre à faire la manche comme d’autres personnes, elle a décidé de prendre son destin en main. De commerçante qu’elle était, elle partait d’Adjamé à Abobo pour acheter des marchandises pour vendre, elle s’est transformée en productrice d’huile de palmiste. C’est-à-dire dans le quartier où elle vivait, tout le monde la connaissait.</p>
<p>Dès que quelqu’une fait sa sauce graine, elle met les noix sur la tête d’un enfant pour aller lui donner. Mme Kéita Bougouri concassait les noix de palmiste une à une sur une pierre. Si vous allez sur le site de RIFEVAL, vous allez voir un peu son expérience. Et le jour que j’ai rencontré Mme Kéita, elle avait concassé les noix, avec la main gauche, sur une pierre à hauteur de 50 kg.</p>
<p>Mais elle n’avait pas les moyens d’aller moudre ces noix. Elle pilait avec la main gauche toujours dans un mortier pour sortir de l’huile de palmiste. Evidemment, il y avait beaucoup de pertes dans le procès parce que, le fait que ce ne soit pas bien moulu, et que c’est à la main, elle perd déjà.</p>
<p>Et le travail était vraiment pénible. Ça faisait qu’elle ne pouvait pas correctement se prendre en charge. Evidemment, elle avait arrêté ses soins de kiné. Elle ne pouvait pas, effectivement, manger 3 fois par jour. Elle n’avait pas le minimum pour vivre. C’était vraiment le strict. Nous l’avons accompagnée.</p>
<p>Et on avait mis autour de Mme Kéita, au cas où elle ne serait pas là, dans le cadre du prolongement du procès, que d’autres personnes puissent prendre la relève, qu’elles puissent lui apporter quelque chose pour que le projet puisse continuer. Et c’est là que SCOOPS SOCOPAD est entrée en production.</p>
<p>Donc pour Mme Kéita Bougouri, quand nous avons regardé le procès, nous avons vu la pénibilité du travail. On a commencé par les mesures d’urgence. En urgence, il fallait l’accompagner pour que la première production, qui est de moudre, soit bien faite. On a mis le système en place. Il fallait qu’elle reprenne ses soins. On a mis ce procès en place. Il fallait aussi qu’après avoir pu le faire au moulin, il faillait qu’elle puisse produire en quantité et que l’emballage soit associé et adapté aussi pour pouvoir trouver des débouchés. On a mis ce procès en place et après on l’a accompagné avec un moulin adapté à sa cause.</p>
<p>Donc, on a trouvé des solutions adaptées aux différents procès, aux différentes situations. On lui a donné un moulin, avec une manivelle, côté gauche. Parce que si c’est le côté droit ça ne marche pas. Si c’est avec un moulin avec électricité, elle ne pourra pas payer l’électricité. Elle a eu ce moulin-là, avec un Moulinex manuel prototype fabriqué à son image. Elle a commencé à travailler et à produire en quantité et en qualité. Elle a commencé à mettre l’huile dans des bidons. Au lieu que ce soit dans des sachets berlingots, maintenant, c’était dans des bouteilles comme on le lui avait recommandé.</p>
<p>Mais un autre problème se posait. Elle vend à qui ? Elle revient pour nous dire mais vraiment je produis mais ici-là, les gens ne veulent pas. Parce qu’elle te sort de l’huile, comme de l’huile Dinor bien claire, limpide. Et elle sort aussi, l’huile noire qu’on utilise chez nous au village. Il fallait trouver une solution.</p>
<p>Parce que tout problème résolu à moitié demeure un problème. Voici comment SCOOPS SOCOPAD est rentrée en production. D’abord, il fallait la libérer de ce stress. Il ne fallait pas qu’elle réfléchisse à comment vendre. On a commencé à récupérer sa production.</p>
<p>Je lui ai dit non, ne te fait pas de soucis. Toi, travailles. Et il fallait mettre autour d’elle, un système qui lui permette d’être plus tranquille. Parce qu’elle ne peut pas soulever de poids lourds etc. Donc deux ou trois autres femmes se sont mises autour d’elle. Elles voulaient s’intéresser au projet pour travailler avec elle. Donc, elles concassent, elles vont au moulin etc. Vraiment le travail fonctionnait bien. On a commencé à récupérer la production mais il faut commercialiser l’huile de palmiste.</p>
<p>Il faut trouver des gens qui en ont besoin. Et quand ça a commencé à se stocker à notre niveau, il fallait passer à autres choses. Un autre de nos acquis, c’est la filière karité. Nous avons choisi une zone pilote des femmes qui n’ont jamais entendu parler d’accompagnement. Trois (3) villages dans la zone productrice de karité, dans le grand nord, dans le département de Ferkessédougou. Nous avons accompagné ces trois villages.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2148 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-300x200.jpg" alt="" width="539" height="359" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5-600x400.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Kone-Isabelle-presidente-du-Rifeval-5.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 539px) 100vw, 539px" /></a>Et c’est la même chose. C’est le même procès. Elles n’ont jamais entendu parler d’accompagnement. Il y a un an, on n’était allé vers elles pour commencer le projet pilote sur la filière karité. En mars, nous avons fait une mission d’évaluation. Ça faisait un an. Les résultats sont là. Le monde rural ne ment pas. Et je vous assure que les femmes ne savent pas mentir. Quand ça va, ça va. J’ai eu la chair de poule. Elles ne s’attendaient pas à moi.</p>
<p>Je leur ai dit qu’il y a des gens qui allaient venir les voir, comme cela fait un an, pour pouvoir avoir leurs avis sur le travail. Et elles ont été surprises de me voir. Mais quand elles m’ont vu, il y en a qui ont pleuré de joie. Au moment où je partais, elles chantaient pour m’accompagner. Et il y a encore des doléances de ce côté-là. Et donc, quand nous avons commencé à travailler dans ces zones pilotes sur la filière karité, on s’est rendu compte qu’il y avait un problème de déboucher qui se posait.</p>
<p>La première expérience, il y a eu problème de débouché, la deuxième expérience, il y a eu problème de débouché. On ne peut pas toujours prendre et stocker. Quand on prend la matière première, il y a des clients pour la matière première brute. Mais, il faut aussi diversifier les cibles en trouvant des clients pour le produit fini. Voici comment on a mis en place SCOOPS SOCOPAD qui est en fait rentré en production pour pouvoir solutionner ce côté. On a commencé à prendre.</p>
<p>Puisqu’on avait déjà un stock d’huile de palmiste, avec le stock du beurre de karité qui commençait à se cumuler, pour pouvoir diversifier et montrer la valeur de nos produits, on a commencé à additionner le beurre de karité, l’huile de palmiste, on a associé l’huile de coco etc., et on sort du savon. Ça, c’est SCOOPS SOCOPAD. On a commencé à mettre du beurre de karité dans des pots qu’on conditionne. On fait des crèmes de karité aussi.</p>
<p>Mais après, ce qu’il faut ajouter, avec ces femmes de la filière karité, les acquis, c’est que quand nous sommes allées dans l’analyse de leur procès de travail, de la situation, le diagnostic, on s’est rendu compte que, sur 3 villages, il y a 2 qui nous ont fait savoir clairement qu’elles ne transformaient plus la noix de karité en beurre de karité commercial. Elles transforment juste pour leur consommation. Et pour le reste, elles préféraient vendre les noix brutes.</p>
<p>Quand nous avons cherché, plus en profondeur, à connaitre les raisons, elles nous ont fait savoir que le travail était très difficile. Les arbres sont vieillissants, elles vont loin pour ramasser les noix, le travail est pénible. Mais quand elles finissent de produire, elles ne savent pas à qui vendre. Et même quand elles trouvent des preneurs, en général, c’est l’acheteur qui fixe les prix. Elles ne voient pas de grandes différences entre le prix d’achat du beurre de karité et la noix de karité que les étrangers, les usiniers, les industriels leur achètent.</p>
<p>Elles ont décidé de vendre maintenant, les noix de karité. C’est moins de fatigue, c’est plus simple pour elles, c’est moins de problèmes. Et quand elles veulent consommer le beurre de karité, elles produisent en petite quantité. Ça les arrangeait mieux. Donc, il fallait trouver un terrain d’entente. Le terrain d’entente que nous avons eu avec ces femmes, c’est qu’elles acceptent d’abord de reproduire le beurre de karité. Les conditions, c’était qu’elles fixent leur prix. Ce que nous avons accepté.</p>
<p>Mais qu’elles donnent une raison à l’acheteur lambda de venir prendre ce beurre de karité, au lieu de prendre ce beurre de karité qu’elles prennent d’habitude, que le consommateur prend habituellement ailleurs. Il a forcément son fournisseur. Elles nous ont fait savoir qu’elles vont nous faire sortir du beurre de karité désodorisé, sans produits chimiques, à l’ancienne, comme ce que les grands parents utilisaient qui permettait au beurre de karité d’être un pansement gastrique, d’être un pansement des plaies etc.</p>
<p>A savoir le beurre de karité avec toutes ses vertus. Donc on a commencé à travailler et ça donne ses résultats. En sommes, aujourd’hui, je peux dire que le RIFEVAL qui veut se positionner comme une référence en gestion de projets au service de la femme, pour un développement durable, avance vraiment selon son plan de travail. Après 3 ans d’existence, le RIFEVAL n’a pas besoin de publicité. C’est du bouche à oreille. Ça veut dire que ce qu’on fait, les gens trouvent que c’est réconfortant. Donc aujourd’hui, avec ces groupements de la filière karité, on a sorti le procès qui va avec.</p>
<p>Parce que ce sont des modèles en miniature qu’on a  mis en place. Mais, il y a le procès grandeur nature qu’on peut implémenter pour pouvoir accompagner tout le monde. Le projet avec Mme Kéita Bougouri est aussi là. L’appui du RIFEVAL a agrandi le projet. Mme Kéita Bougouri a pu voyager, les autres femmes sont là. Et donc la production continue. Et voilà un peu certains acquis.</p>
<p><strong>Et au niveau des femmes expertes ?</strong></p>
<p>On peut dire que ces femmes qui nous ont fait confiance et qui sont venues à RIFEVAL ont vu passer des procès, des procédures, elles ont pu avoir des missions d’évaluation et elles sont mêmes parties depuis la procédure d’évaluation, de planification de projet, par exemple, avec le karité dont j’ai parlé, jusqu’à sortir un programme de développement qui attend, un programme de développement durable sur ces programmes-là.</p>
<p><strong>Vous avez, plus ou moins, parlé de SCOOPS SOCOPAD. Mais concrètement, SCOOPS SOCOPAD c’est quoi ?</strong></p>
<p>Je dirai, SCOOPS SOCOPAD, c’est une plateforme d’incubation qui a été mise en place pour solutionner et accompagner les groupements, les bénéficiaires que RIFEVAL accompagne. Donc SCOOPS SOCOPAD accompagne plusieurs coopératives. Il y a plusieurs fédérations également qui nous ont approchées et qu’on accompagne.</p>
<p>On commence toujours par ce qui est littéraire sur leur procès et on avance. Comme je le dis, on fait d’abord le diagnostic. On analyse la situation. Ce que les gens ont, les acquis etc. Et on continue de travailler. Si SCOOPS SOCOPAD doit entrer en production, et renforcer ces procédures, on le fait. Il y a certains groupements aussi qui peuvent transformer. Vous allez voir qu’il y a plusieurs produits. Il y en a qu’on accompagne, qui arrivent à la transformation.</p>
<p><strong>Dans quels secteurs d’activités travaille votre coopérative ?</strong></p>
<p>SCOOPS SOCOPAD travaille surtout sur tout ce qui est agricole. Projets agricoles, transformations agroalimentaires et cosmétiques. Avec le karité, par exemple, c’est les crèmes de karité, du savon. Ça c’est le cosmétique. Avec l’alimentaire, je parlerai du beurre de karité qui est aussi un pansement gastrique qu’on peut consommer. Je parlerai du Cao Crock que vous connaissez certainement avec les croquettes de fèves de cacao. Ça c’est une autre histoire.</p>
<p>C’est un acquis aussi de RIFEVAL et de SCOOPS SOCOPAD. Le cacao transformé en amuse-bouche. Mais le cacao transformé sans produits chimiques avec toutes ses vertus sous plusieurs saveurs. Nous avons aussi, tout ce qui est céréales et vivriers que SCOOPS SOCOPAD aide à commercialiser à travers les groupements qu’on accompagne etc. Elles font plein de granulés, du piment, du soumbara café qui est tout à fait nouveau.</p>
<p>Parce que ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on a, quand même, voulu que, SCOOPS SOCOPAD se différentie des autres groupements et autres plateformes par rapport à son innovation. On essaie de se mettre dans le segment zéro déchet, sans produits chimiques, c’est-à-dire 100% naturel et essayez de maximiser le côté santé, le côté bien-être de l’humain. Que les Ivoiriens, les Africains, le monde entier apprennent à consommer des produits naturels pour se préserver de beaucoup de maux. Et c’est vraiment bon.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2149 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-300x200.jpg" alt="" width="530" height="353" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval-600x400.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Rifeval.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px" /></a>Donc du coup, du côté soumbara, vous allez voir le soumbara normal, qui existe, que tout le monde connait. A travers SCOOPS SOCOPAD, un de nos groupements qu’on a accompagné, on a mis en place, le soumbara café. Il est fait avec la même matière première, mais autrement, encore plus actif. Ça va lutter contre ceux qui n’aiment pas l’odeur très poussée du Soumbara. On parle de soumbara café parce qu’on met ça aussi dans de l’eau chaude, dans du lait qu’on peut boire, ça peut saupoudrer sur la nourriture.</p>
<p><strong>Faut-il dire que SCOOPS SOCOPAD est spécialement réservée aux femmes ? Où quel est le pourcentage réservé aux femmes ?</strong></p>
<p>A SCOOPS SOCOPAD, nous pouvons dire que nous avons 70 à 80% de femmes. On s’est rendu compte que les femmes rurales et dans le milieu de la gestion de projets sont les moins représentatives. Et puis dans le monde rural, elles sont les plus vulnérables. Elles ont plus besoin d’aides. C’est pourquoi on a ciblé, on parle des femmes. Sinon, il y a des hommes qui travaillent avec nous, en tant qu’experts.</p>
<p>Il y a des hommes dans les différentes coopératives qu’on accompagne. Mais on essaie de cibler quand on doit choisir pour que ce soit en majorité des femmes. Il y a des hommes qui nous sollicitent et nous les accompagnons sans problèmes. Puisque nous faisons la promotion du genre. Donc du coup, on dit derrière un grand homme, il y a toujours une grande femme. Mais nous on dira que derrière une grande femme, à côté, il y a un grand homme. Koffi Annan disait que « il n’existera pas de développement durable sans autonomisation de la Femme. »</p>
<p><strong>Que ce soit RIFEVAL ou SCOOPS SOCOPAD, quelles sont vos difficultés ?</strong></p>
<p>Les difficultés sont les difficultés en général comme toute organisation, de toute société qui commence avec une vision claire de là où elle veut partir. Et qui doit se débattre, seule, dans un premier temps, pour pouvoir atteindre ses objectifs. Faire ses preuves afin de se faire remarquer. Les difficultés sont d’ordre matériel, financier etc.</p>
<p>Aujourd’hui, de plus en plus, la demande est forte. On a besoin d’accompagner plus de gens. Les demandes sont là, les projets sont là. Mais il faut les financer. Il y a l’expertise qui est là. La technologie est là. On sait comment le faire. Mais on ne peut pas tout faire sur le champ. Alors qu’aujourd’hui, l’Afrique doit s’appuyer sur les chaînes de valeur agricole pour pouvoir s’en sortir. Si on veut se prévenir de beaucoup de maux, je dis qu’il faut éviter tout ce qui est chimique etc.</p>
<p>Il faut plus aller dans le canevas 100% naturel. Même quand ce n’est pas 100% naturel parce qu’il y a des produits qu’on ne peut pas sortir sans le mélanger à d’autres produits, mais que ce soit de façon très infirme. Mais chez nous, avec nos amuses gueules, nos amuses bouches, les croquettes de cacao, c’est 100% naturel. Mais on essaie d’aller au-delà et tirer le maximum et revenir aux anciennes valeurs, aux anciennes méthodes que nos parents ont utilisées pour pouvoir avancer.</p>
<p>Donc aujourd’hui, c’est d’avoir un accompagnement qui ne se limite pas à ce qu’on dit, mais d’aller plus en profondeur. On sait que le gouvernement fait beaucoup. Il y a beaucoup de projets qui sont mis en place. Au lieu que nous nous limitons sur le segment de l’agriculture, du monde rural, que RIFEFAL a ciblé pour se faire une expertise, pour accompagner, il faudrait, par exemple que, le gouvernement, l’Etat prenne une disposition pour dire que, mêmes les projets d’Etat, 10 à 30% de ces projets soient suivis par les femmes.</p>
<p>On dit souvent que quand tu as aidé une femme, tu as aidé toute une famille. Je suis sûre que cela aura aussi un impact sur nos projets de développement. L’avenir aujourd’hui, c’est l’agriculture, l’avenir c’est la bonne gestion, l’avenir c’est aussi d’être une référence pour le monde rural. C’est ce qu’on essaie de faire. Ça c’est au niveau de RIFEVAL. Au niveau de SCOOPS SOCOPAD, nous avons besoin de renforcement, au niveau des outils, des équipements.</p>
<p>Même l’implantation aujourd’hui, la structure, l’unité de production est sur un site qui est loué. Pourquoi ne pas être dans une zone industrielle avec une unité, une usine à grande échelle qui nous permet de produire. On peut produire des tonnes de croquette de cacao. Et ça tout le monde mange. Les enfants peuvent en consommer. Ça va nous prévenir de beaucoup de maux. Ça va nous prévenir de beaucoup de maladie.</p>
<p>Les grandes personnes peuvent consommer, ça peut aller loin. Faire la promotion du cacao, des croquettes de cacao de notre cacao à l’ivoirienne. Manger le cacao autrement. La poudre tout le monde connait. Les gens connaissent le beurre. Mais les croquettes, telle que nous le faisons, les gens ne connaissent pas trop. Alors que c’est aussi du bon cacao qui combine en même temps et les vertus du beurre et celles de la poudre. Voilà une autre manière de pouvoir conseiller le cacao.</p>
<p><strong>Selon vous, quelles perspectives pour l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire ? </strong></p>
<p>L’entrepreneuriat féminin, voici un beau mot. C’est un avenir vraiment prometteur. Parce qu’on voit qu’il y a beaucoup d’engouement aujourd’hui. Beaucoup de femmes se lancent dans l’entrepreneuriat. Avant, c’était une chasse gardée à 80% pour les hommes. Mais de plus en plus, les femmes osent plus. Elles n’hésitent pas.</p>
<p>Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés. J’ai toujours dit que je suis une parachutée de l’agro-transformation. Parce que quand on a initié le projet de RIFEVAL, qui est venu après une autre organisation, je n’avais pas promis d’être agro-transformatrice. Mais quand on commence un schéma, et c’est ça, un gestionnaire de projet aguerri. Lorsque tu commences un projet, c’est l’évaluation et le suivi régulier qui te permettent de recadrer et de voir rediriger. Et on s’est dit finalement, qu’il faut forcement une unité de production pour pouvoir solutionner. Si demain, il y a autre chose à faire, on va le faire. Et c’est ça l’entrepreneuriat. Il y a toujours des problèmes aussi. Tout ne va pas comme sur des roulettes. Mais le plus important, c’est de ne pas tomber. Mais c’est de tomber et de pouvoir se relever. Et d’apprendre de ses erreurs, de ces difficultés-là, pour pouvoir mieux avancer.</p>
<p>Donc j’encourage beaucoup à l’entrepreneuriat. En si peu de temps, j’ai beaucoup appris. Parce que mon histoire c’est du salariat à l’entrepreneuriat. J’ai fait 25 ans de salariat. 10 ans à rechercher la stabilité professionnelle que je n’avais pas. J’ai eu 15 ans de stabilité professionnelle dans le milieu financier. Et j’ai fini par abandonner ce milieu, cette stabilité-là pour me jeter dans l’inconnu qui est l’entrepreneuriat.</p>
<p>C’est vraiment passionnant. Mais il faut aimer. Si on veut réussir dans l’entrepreneuriat, il faut aimer. Il faut savoir ce qu’on veut faire. Où on veut aller ? C’est ce qui nous permet de nous mettre au-dessus des difficultés et d’avancer. Et c’est vraiment passionnant. Il faut de plus en plus de femmes dans l’entrepreneuriat pour que vive la Côte d’Ivoire, vive l’Afrique  pour un meilleur devenir du monde !</p>
<p><strong>Avez-vous un message particulier à lancer, surtout à l’endroit des femmes ?</strong></p>
<p>Ah braves femmes. Pour paraphraser Kofi Annan, « Pour un développement durable, il faut l’autonomisation de la Femme ». Alors nous disons à RIFEVAL que « Pour une autonomisation de la Femme, il faut l’entrepreneuriat féminin. » C’est-à-dire que l’autonomisation de la Femme doit passer forcément par l’entrepreneuriat. Et c’est à ça que nous nous battons et c’est pour ça que nous invitons les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat pour être autonome et prendre leur destin en main.</p>
<p>Les femmes ont un rôle à jouer aux côtés des hommes. Et c’est ce qui doit faire la force des femmes, la force des hommes, la force de la Côte d’Ivoire, la force de l’Afrique dans le monde. Femmes et hommes ensemble, en train de se battre ensemble. Une des motivations qui m’a poussée vraiment à me lancer dans l’entrepreneuriat, c’est que je me suis souvenue de ma mère. Aussi quand j’ai vu également cette dame, Kéita Bougouri et autre, je me suis souvenue de ma mère qui a grillé des galettes appelées communément ‘‘womi’’, chanté par les jeunes, pour nous accompagner à l’école.</p>
<p><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-2150 aligncenter" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-300x200.jpg" alt="" width="555" height="370" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-200x133.jpg 200w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval-600x400.jpg 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2024/10/Presidente-Rifeval.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 555px) 100vw, 555px" /></a>Mon père était entrepreneur maçon, mais en même temps, il était paysan. On avait des champs, on ne payait jamais de riz, ni d’arachide etc. Le vieux, à un moment donné, a évolué. Son champ a grandi. Mais la vieille est restée derrière ses 3 cailloux (foyers) en train de griller ses womi. J’ai fait mon CP1, je suis allée au collège jusqu’à ce que je finisse mes études, quand elle veut faire quelque chose, ce sont ses trois cailloux.</p>
<p>J’ai dit, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Tu ne peux pas être au même stade comme ça pendant 20 ans, 30 ans de ta vie. Si c’était un homme, il allait oser, il allait prendre le risque d’agrandir, faire peut-être un petit apâtâm et puis cela allait devenir comme « womi avec lait qui est doux ». Mais comme c’est ma maman, c’est la vieille, c’est la femme, elle s’est contentée de ça. Il faut que les femmes sortent de leur zone de confort pour se frotter au monde de l’entrepreneuriat.</p>
<p>C’est des coups que vous allez recevoir. Il y a des problèmes dedans, mais vous allez surmonter ça et avancer. C’est l’appel que je peux lancer aux femmes. Rien n’est facile. Même dans sa zone de confort, il y a des difficultés. Donc sort de là pour pouvoir avancer. Aussi, je dis merci aux gouvernants. Je félicite vraiment nos gouvernants pour l’élan actuel d’entrepreneuriat, de motivation à l’entrepreneuriat, pour l’accompagnement, mais je souhaiterais, humblement à mon niveau d’accentuer davantage leurs actions.</p>
<p>Parce que, si jusqu’à présent, certains entrepreneurs ne sont pas encore pris en charge etc., cela veut dire qu’il reste beaucoup à faire. Ça veut dire que les gouvernants font beaucoup d’efforts actuellement, mais qu’ils continuent sur cette lancée, qu’ils augmentent les accompagnements. Mais en même temps, il faut que ce soit suivi de formations, de renforcement de capacité. Parce que si on voit une femme qui veut faire un atelier de couture, qu’on lui paie des machines, qu’on lui donne de l’argent pour s’installer, alors qu’elle n’est pas formé à la couture, qu’elle doit prendre des gens pour le faire, forcément le projet ne peut pas aboutir. Il faut donc qu’on puisse allier la formation, le renforcement de capacité, l’accompagnement et le financement.</p>
<p>Mais en plus, quand il y a le financement, il faut le suivi et évaluation. Le RIFEVAL est là pour palier à ça. On s’est rendu compte qu’il y a plusieurs groupements de femmes qui sont accompagnés et quelques années après, le projet est oublié. C’est dû au fait qu’il n’y ait pas d’organisme sur place pour s’occuper, et qui est vraiment imprégné de ces questions-là, qu’on responsabilise. Donc le RIFEVAL est là pour ça. Il s’occupe des projets de développement durable, les projets de développement communautaire etc., qu’on puisse associer le RIFEVAL aussi pour le côté suivi, évaluation, gestion etc. et que vraiment le gouvernement pense à nous.</p>
<p>Nous sommes là pour travailler pour la République. On veut avoir une unité de production, même en zone industrielle, avec SCOOPS SOCOPAD qui accompagne la plateforme d’incubation. On voudrait avoir, par exemple, avec RIFEVAL qui est représenté à un certain niveau, pour pouvoir évaluer, gérer les projets etc. C’est notre souhait. Nous restons derrière et on aide le gouvernement à atteindre ses objectifs. Nous sommes déjà associés à l’élaboration du PND etc., avec le Ministère du Plan, mais qu’on puisse aller au-delà.</p>
<p style="text-align: right;">Réalisée par Benoît Kadjo</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/mme-kone-isabelle-fondatrice-du-rifeval-et-de-scoops-socopad-lautonomisation-de-la-femme-doit-passer-forcement-par-lentrepreneuriat/">Mme Koné Isabelle (Fondatrice du RIFEVAL et de SCOOPS SOCOPAD) : « L’autonomisation de la Femme doit passer forcément par l’entrepreneuriat »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/mme-kone-isabelle-fondatrice-du-rifeval-et-de-scoops-socopad-lautonomisation-de-la-femme-doit-passer-forcement-par-lentrepreneuriat/">Mme Koné Isabelle (Fondatrice du RIFEVAL et de SCOOPS SOCOPAD) : « L’autonomisation de la Femme doit passer forcément par l’entrepreneuriat »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Sara 2023 : la société Renson a présenté ses marques de spécialisation en fluides professionnels</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 20:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[Fluides]]></category>
		<category><![CDATA[SARA 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Société Renson]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1417" height="945" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson.jpg 1417w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson-300x200.jpg 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson-1024x683.jpg 1024w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson-768x512.jpg 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson-450x300.jpg 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/10/Sara-2023-entreprise-Renson-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1417px) 100vw, 1417px" /></div>
<p>Martine Hynek (Responsable export de la Société Renson): « On a des produits qui sont fabriqués en France, donc qui sont qualitatifs » Martine Hynek, responsable export de la société Renson, entreprise française experte dans la solution de transfert des fluides professionnels était présente à la 6ème édition du Salon de l’agriculture et des ressources [&#8230;]</p>
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<p>Martine Hynek, responsable export de la société Renson, entreprise française experte dans la solution de transfert des fluides professionnels était présente à la 6<sup>ème</sup> édition du Salon de l’agriculture et des ressources animales (SARA) qui a eu lieu à Abidjan, du 29 septembre au 08 octobre 2023. Le journal ‘‘Voix du Planteur’’ et son site <a href="http://www.voixduplanteur.info">www.voixduplanteur.info</a>  l’ont rencontrée à son stand. Elle explique pourquoi, la société Renson a décidé de présenter sa marque d’appareils en destination de la France qui seront distribués par la marque Landiny.</p>
<p><strong>Présentez-nous vos produits ?</strong></p>
<p>Il faut dire que la société Renson, est une entreprise française experte dans la solution de transfert des fluides professionnels pour le transfert de tous types de fluides, de l’eau, de l’eau claire, de l’eau chargée, des influents agricoles, de l’engrais et aussi du gasoil, de la graisse, de l’huile etc.</p>
<p>Pour transférer, déplacer un fluide d’un endroit à un autre, on a plusieurs typologiques de pompes. On va avoir des motopompes qui vont être utilisées à des endroits où il n’y a pas forcement d’électricité, par exemple. On va avoir des pompes de puits ou des pompes de forages. Donc ça ce sont des pompes immergées qui fonctionnent à l’électricité qu’on va mettre à l’intérieur d’un puits ou d’un forage pour aller remonter l’eau.</p>
<p>Ensuite, on va avoir des pompes de relevage qui vont servir à prendre de l’eau à un endroit pour vider un bassin, par exemple, de l’eau claire, de l’eau chargée, des eaux vertes etc. Il y a pleins de domaines d’activités. Nous avons également des pompes qui servent à transférer des engrais liquides, dont l’azote liquide par exemple. Pour aller faire de la fertilisation, de la pulvérisation sur champs.</p>
<p><strong>Une des inquiétudes, c’est qu’en Côte d’Ivoire, il y a plus de zones agricoles où il n’y a pas d’électricité. Comment vos produits peuvent être plus bénéfiques à ces zones ? Qu’est ce qui est véritablement prévu pour ces genres d’activités dans ces zones? </strong></p>
<p>Pour les zone où il n y a pas d’électricité, nous avons plusieurs possibilités. Soit on va utiliser des motopompes. Ce sont des pompes autonomes qui fonctionnent avec de l’essence. Un peu comme une tondeuse. Donc vous mettez de l’essence et voilà. Ensuite on aura quelques modèles de pompes de forage qui fonctionnent avec des panneaux solaires et un certains nombres de pompes très souvent choisies quand nous avons besoin d’une grosse puissance. On ne peut pas toujours avoir des panneaux solaires qui sont adaptés. Les gens utilisent des groupes électrogènes pour venir alimenter les pompes. Donc effectivement il y a quand même des solutions, même s’il n’y a pas d’accès à l’électricité.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, on parle de la vie chère en Côte d’Ivoire. Alors est-ce que nos petits agriculteurs qui sont plus les plus nombreux pourront avoir accès à vos produits ? </strong></p>
<p>Aujourd’hui, on a des produits qui sont fabriqués en France, donc qui sont qualitatifs. Alors, effectivement, on ne sera pas compétitif par rapport à des pompes chinoises. Mais par contre, pour des gens qui veulent investir dans la qualité et avoir des pompes qui durent plus longtemps, on est tout à fait abordable. C’est-à-dire qu’aujourd’hui quand vous achetez une pompe chinoise très peu chère, la problématique, c’est que vous allez devoir la changer assez régulièrement.</p>
<p>Parce que ce sont des produits qui ne sont pas forcément adaptés toujours à des utilisations professionnelles. C’est plutôt des produits, entre guillemets qu’on utilise une fois et on ne s’en sert plus. Nous, nos produits sont vraiment des produits professionnels qui sont fait pour durer et au final la différence de prix qu’on paye au départ par rapport à des produits chinois, est rentabilisée sur la durée.</p>
<p><strong>L’un des problèmes, c’est aussi au niveau des pièces de rechange puisse que vous produisez vos appareils en France. Alors, est-ce que les pièces de rechange peuvent être facilement accessibles en Côte d’Ivoire ?</strong></p>
<p>Justement, c’est ce que j’allais vous dire. C’est aussi une différence qu’on a avec les produits Asiatiques. C’est qu’en fait, avec nous, toutes les pièces détachées des produits sont disponibles. Puis qu’en plus on est fabriquant. Et donc nos revendeurs ont, accès de manière tout à fait transparente aux catalogues des pièces détachées de tous les produits qu’on commercialise.</p>
<p><strong>Si on vous demandait, de lancer un message particulier à l’endroit de toutes vos potentielles cibles, que direz-vous ?</strong></p>
<p>Je dirai que s’ils ont des problématiques aujourd’hui, notre volonté c’est vraiment de nous développer en Côte d’Ivoire via un partenaire local pour pouvoir apporter cette proximité et aussi apporter un soutien technique aux personnes dans leurs projets. Parce que dans le transfert de l’eau, chaque projet est unique et on ne peut pas généraliser le choix d’une pompe. Donc c’est vraiment important d’avoir un partenaire local qui puisse accompagner les gens sur place.</p>
<p><strong>Qui est ce partenaire ?</strong></p>
<p>C’est la société Bouchard qui est basée à Abidjan qui aujourd’hui distribue du matériel agricole dont des tracteurs de la marque LANDINY. Et donc, ils vont commencer à développer aussi notre gamme de produits.</p>
<p>Propos recueillis par Benoît Kadjo</p>
<p>Collaboration : Antoine Kouakou</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/sara-2023-la-societe-renson-a-presente-ses-marques/">Sara 2023 : la société Renson a présenté ses marques de spécialisation en fluides professionnels</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/sara-2023-la-societe-renson-a-presente-ses-marques/">Sara 2023 : la société Renson a présenté ses marques de spécialisation en fluides professionnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Filière café cacao: une grève annoncée ce 10 mai 2023 à Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 01:27:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[Caistab]]></category>
		<category><![CDATA[Centrale syndicale agricole de Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="945" height="709" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Filière café cacao en frève" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire.png 945w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire-300x225.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire-768x576.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire-86x64.png 86w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/05/Filere-cafe-cacao-avec-la-centrale-syndicale-agricole-de-cote-divoire-600x450.png 600w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></div>
<p>La filière café cacao sera mouvementée à partir de ce mercredi 10 mai 2023. En effet, la Centrale syndicale agricole de Côte d’Ivoire qui a pour slogan « ensemble pour la défense des intérêts des producteurs agricoles » rentre en grève ce mercredi 10 mai 2023. La raison principale de ce débrayage des producteurs de la filière café [&#8230;]</p>
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<p>Cette grève doit se tenir au siège du Conseil Café cacao devant la CAISTAB à Abidjan, dans la commune du Plateau.  Selon le porte-parole de cettte organisation syndicale agricole ivoirienne présidée par Seydou Kiebré, l’annonce de cette grève fait suite au refus du directeur général du Conseil café cacao (CCC) de payer les primes COVID19 aux producteurs de façon rationnelle.</p>
<p>Lire aussi: <a href="http://pressecotedivoire.ci/article/16746-une-cellule-regionale-de-lutte-contre-la-traite-des-personnes-installee-a-san-pedro">http://pressecotedivoire.ci/article/16746-une-cellule-regionale-de-lutte-contre-la-traite-des-personnes-installee-a-san-pedro</a></p>
<p>« Malgré toutes les négociations et médiation pour un règlement apaisé des revendications des producteurs de café-cacao, notamment avec 2104 coopératives, 79 associations, 57 syndicats. Ceux-ci attendent depuis belle lurette mais malheureusement aucune solution n’ayant été trouvée jusqu’à ce jour, les producteurs de café cacao réunis en Assemblée générale le mercredi 26 avril 2023 appellent à une grève le mercredi 10 mai 2023 sur la CAISTAB au Plateau, siège du Conseil café cacao pour faire entendre leur cri du cœur au président de la République, afin d’obtenir satisfaction à leur cause », indique le porte-parole, Tibo Yoro.</p>
<p>Il déplore dans une audio le fait que, « et pourtant, les organisateurs ont adressé à Koné Yves Brahima, directeur général du Conseil café cacao, une clé de répartition qu’ils ont adoptée en Assemblée générale. Cette clé est de 40% pour les coopératives, 35% pour les associations et syndicats, et 25% pour les producteurs individuels. »</p>
<p>Pour les producteurs cette clé de répartition adoptée en Assemblée générale par les producteurs de la filière café cacao a été déposée sur la table du directeur général du CCC. Parlant toujours du directeur général du CCC, les planteurs de la filière café cacao, ont révélé que ce dernier a même promis décorer les 14 membres du comité de pilotage mis en place dans le cadre cette répartition des 17 milliards. « Dès que les 17 milliards FCFA ayant été encaissés par le directeur général du Conseil café cacao, Koné Yves Brahima s’est détourné de cette clé de répartition. Et il a distribué cette somme selon lui-même sa vision et sa volonté », dénonce le porte-parole de cette centrale syndicale.</p>
<p>Aussi fait-il savoir que « nous avons été surpris après une réunion que lui-même a convoquée avec tous les producteurs confondus pour nous annoncer les critères sur lesquelles, il s’est lui-même appuyé pour faire les répartitions des 17 milliards FCFA. Alors nous sommes rentrés dans une grève illimitée jusqu’à ce que Kouassi Kobenan Adjoumani ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture reçoive la Centrale syndicale en présence du directeur générale du Conseil café cacao. »</p>
<p>A en croire le président de la centrale, à cette rencontre, le ministre d’Etat, Adjoumani Kouassi a fait une révélation sur les 17 milliards. Car selon le ministre de tutelle, sur les 17 milliards FCFA octroyés à la filière « il ne reste que 6 milliards. Le ministre la main sur le cœur nous a demandé pardon de laisser tous les manquements passés pendant la distribution et de nous concentrer sur les 6 milliards afin de nous partager selon notre répartition comme on l’avait prévu.</p>
<p>Alors le ministre a demandé la liste définitive des coopératives, association et syndicats. Et on constate que 2 104 coopératives n’ont pas été prises en compte dans la distribution contestée du directeur général du Conseil café cacao. Le ministre Adjoumani s’est engagé personnellement à résoudre ce problème. A notre grande surprise le directeur général du CCC a saboté la médiation du ministre », explique le porte-parole de cette centrale agricole.</p>
<p>Pour qui, le directeur Koné Yves Brahima est venu « à la télévision pour dire qu’il a fini de partager l’argent à tous les producteurs et qu’il ne reste plus rien à donner à qui que ce soit, pendant que le ministre nous a officiellement dit qu’il reste 6 milliards »</p>
<p>La centrale dit vouloir avoir la liste de tous les bénéficiaires afin que chacun de soit éclairé. « A maintes reprises nous avons demandé les rapports de gestion du directeur général afin qu’ensemble on fasse le point pour éviter tout zones d’ombre. Il est incapable de nous les produire. C’est le statu quo. C’est silence radio. Le rapport nous est caché comme une clé de bombe atomique », a fait savoir la Centrale syndicale agricole dans un audio.</p>
<p>Ainsi, selon cette centrale agricole, « face à tous ses blocages nous demandons au directeur général du Conseil café cacao, Koné Yves Brahima de nous payer la somme restante qui est de 6 milliards FCFA tel que annoncé par le ministre d’Etat Adjoumani Kouassi Kobenan. », C’est ne sachant plus que faire que le président Seydou Kiebre et ses camarades producteurs « sont contraints  de lancer un mot d’ordre de grève ce mercredi 10 mai 2023 à la CAISSESTAB au Plateau pour dire à la face du monde entier et au président de la République lui-même le donateur, celui-là même qui a pensé à nos difficultés, à nos problèmes pour nous soulager un tant soit peu que ça ne va pas. Lui dire que nous avons des difficultés. Nous allons lui dire que la gestion telle que le DG du Conseil café cacao le fait entache la gouvernance du Président Alassane Ouattara qui fait un excellent travail dans ce pays. »</p>
<p>Aussi, à travers cette grève, les producteurs de la filière café cacao veulent dire qu’ils ne sont pas d’accord  en tant que producteurs. « Parce que l’économie de ce pays repose sur les agriculteurs, malheureusement les agriculteurs eux-mêmes se reposent sur quoi ? Ils se reposent sur la misère, sur la pauvreté, sur la honte et les problèmes », a fait savoir le porte-parole de cette centrale syndicale oeuvrant dans la filière café-cacao. Pour ladite centrale « le directeur du Conseil café cacao n’associe pas les producteurs du café cacao, il n’associe pas les syndicats « alors qu’on dit tout ce qui se fait à mon insu est contre moi. C’est pourquoi, nous avons des difficultés. »</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://voixduplanteur.info/5eme-edition-de-innova-koffi-koffi-lazard-encourage-les-inventeurs/">https://voixduplanteur.info/5eme-edition-de-innova-koffi-koffi-lazard-encourage-les-inventeurs/</a></p>
<p>« Alors nous lançons une grève ce mercredi 10 mai 2023 à la CAISTAB pour dire NON. Nous interpelons le président de la République, SEM. Alassane Ouattara au secours pour regarder nos problèmes, pour trouver des solutions parce que c’est lui ADO solution. Voilà le motif de la grève. Nous appelons tous les producteurs à sortir massivement et venir dire au directeur général du Conseil café cacao qu’il n’a pas payé nos coopératives, qu’il n’a pas payé selon la clé de répartition que nous avons adopté », a conclu Tibo Yoro, porte-parole de la Centrale syndicale agricole.</p>
<p>Antoine Kouakou</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/filiere-cafe-cacao-une-greve-annoncee-ce-10-mai-2023-a-abidjan/">Filière café cacao: une grève annoncée ce 10 mai 2023 à Abidjan</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/filiere-cafe-cacao-une-greve-annoncee-ce-10-mai-2023-a-abidjan/">Filière café cacao: une grève annoncée ce 10 mai 2023 à Abidjan</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>SIETTA 2023 /DG de SOTIC: « Nos machines sont plus solides… »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 10:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[DG Bakayoko Aboubacar de SOTCI]]></category>
		<category><![CDATA[SIETTA 2023]]></category>
		<category><![CDATA[SOTIC]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="567" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="SIETTA 2023 à Abidjan" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3.png 850w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-300x200.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-768x512.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-450x300.png 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>
<p>Aboubacar Bakayoko est le directeur général de la Société de Transformation d’ingénierie et de consultance (SOTIC) basée à Abidjan. Il est l’inventeur d’une ligne de production pour la transformation de la noix de cajou certifiée « Made in Côte d’Ivoire ». Présent au SIETTA 2023, il parle de son invention, de ses avantages, de ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="567" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="SIETTA 2023 à Abidjan" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3.png 850w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-300x200.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-768x512.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-450x300.png 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-3-600x400.png 600w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div><p><span style="color: #008000;"><strong><em>Aboubacar Bakayoko est le directeur général de la Société de Transformation d’ingénierie et de consultance (SOTIC) basée à Abidjan. Il est l’inventeur d’une ligne de production pour la transformation de la noix de cajou certifiée « Made in Côte d’Ivoire ». Présent au SIETTA 2023, il parle de son invention, de ses avantages, de ce que l&rsquo;Afrique a le potentiel pour aller à la transformation etc.</em></strong></span></p>
<figure id="attachment_1209" aria-describedby="caption-attachment-1209" style="width: 703px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-1209" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1-300x200.png" alt="" width="703" height="468" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1-300x200.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1-768x512.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1-450x300.png 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1-600x400.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-1.png 850w" sizes="auto, (max-width: 703px) 100vw, 703px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1209" class="wp-caption-text">Une vue d&rsquo;une partie de la ligne de production de SOTIC pour la transformation de la noix de cajou certifiée « Made in Côte d’Ivoire »</figcaption></figure>
<p><strong>Qu’est-ce qui justifie votre présence au SIETTA 2023 ?</strong></p>
<p>Nous sommes une entreprise de fabrication de machines pour la transformation des produits agricoles. Nous sommes au SIETTA 2023 avec une ligne de décorticage de noix de cajou de nouvelle génération d’une usine de 5 000 tonnes en continue, modulée avec une commande centralisée et un centre de gestion centralisé. L’usine est solide. C’est cette usine qui va permettre aussi de pouvoir transformer nos matières premières. La main d’œuvre et les pièces de recharges sont disponibles. Et nous sommes aussi là pour accompagner les industriels.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://justeinfos.net/diplomatie-philippe-mangou-triple-ambassadeur/">https://justeinfos.net/diplomatie-philippe-mangou-triple-ambassadeur/</a></p>
<p><strong>Avec votre invention, quel produit obtient-on à la fin du processus ?</strong></p>
<p>Avec la ligne que nous produisons, on arrive aux amendes blanches qu’on peut exporter. Il y a aussi les amendes grillées qu’on peut aussi utiliser localement. Mais l’accent est plus mis sur les amendes blanches pour l’exportation.</p>
<p><strong>Il y a des images de vous avec certaines autorités, tel que l’ex-premier ministre Kablan Duncan qui a également été vice-président de la République pouvez-vous rappeler les souvenir de ces photos ?</strong></p>
<p>Cela fait plus de 10 ans que nous faisons de la transformation. Aujourd’hui, notre ligne de transformation a été retenue comme le « Made in Côte d’Ivoire ». Donc c’est l’aboutissement d’un long chemin de recherche et de développement pour arriver à ce point.</p>
<figure id="attachment_1210" aria-describedby="caption-attachment-1210" style="width: 731px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-1210" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2-300x200.png" alt="" width="731" height="487" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2-300x200.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2-768x512.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2-450x300.png 450w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2-600x400.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2023/04/Sietta-2023-Bakayoko-Aboubacar-2.png 850w" sizes="auto, (max-width: 731px) 100vw, 731px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1210" class="wp-caption-text">Le DG Bakayoko parle de plus de 10 ans de labeurs.</figcaption></figure>
<p><strong>On parle d’aller à la transformation avec l’industrialisation. Est-ce que s’il y a une forte demande, vous pouvez satisfaire ces demandes ou est-ce qu’il y a des difficultés que vous voulez souligner à travers cette 4<sup>ème</sup> édition du SIETTA ?</strong></p>
<p>Déjà, nous exportons dans d’autres pays. Donc nous pouvons produire. Mais comme on l’a dit, la production ivoirienne est assez grande. Il faut que nous ayons des accès aux investissements pour pouvoir couvrir ce marché. Et pour arriver à ces machines, il y a le volet recherche et développement. Donc, il est important que l’Etat puisse nous aider à financer le volet recherche et développement et à harmoniser notre outil de travail.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://voixduplanteur.info/domaine-foncier-rural-ivoirien-une-procedure-dimmatriculation-simple-annoncee/">https://voixduplanteur.info/domaine-foncier-rural-ivoirien-une-procedure-dimmatriculation-simple-annoncee/</a></p>
<p><strong>Un appel particulier aussi à lancer ? </strong></p>
<p>Mon appel ici c’est de dire aux Africains que pour la noix de cajou, SOTIC a la solution localement pour transformer. Que nos machines sont plus solides que pour les asiatiques. Et nos machines sont plus adaptées. Cela permet aussi d’avoir des meilleurs rendements et des machines qui sont assez efficaces.</p>
<p>Benoît Kadjo</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/sietta-2023-dg-de-sotic-nos-machines-sont-plus-solides/">SIETTA 2023 /DG de SOTIC: « Nos machines sont plus solides… »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/sietta-2023-dg-de-sotic-nos-machines-sont-plus-solides/">SIETTA 2023 /DG de SOTIC: « Nos machines sont plus solides… »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Ong AIDA: « Il est très compliqué de rencontrer les autorités ivoiriennes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 11:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<category><![CDATA[Justine Bargain président de l'Ong AIDA]]></category>
		<category><![CDATA[Ong AIDA]]></category>
		<category><![CDATA[Un an d'activités de AIDA]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="895" height="642" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="La Président de Ong AIDA" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3.png 895w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3-300x215.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3-768x551.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3-800x574.png 800w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-3-600x430.png 600w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></div>
<p>Basée en  France, l’ONG Aide Internationale aux Démunis Africains (AIDA) célébrera bientôt un an d’activités en France et en Côte d’Ivoire. A cet effet, la présidente, Justine Bargain, avant cette célébration fait un bilan à mi-parcours de ces activités et répond à certaines préoccupations dont les raisons de son prochain voyage en terre ivoirienne. Madame [&#8230;]</p>
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<p><strong>Madame la présidente de AIDA, vous célébrerez bientôt un an d’activités de votre Ong en Côte d’Ivoire. Que pouvez-vous nous dire sur un an d’activités de AIDA en terre ivoirienne ?</strong></p>
<p>Avant tout propos je voudrais dire merci à toutes mes équipes (France, Côte d’Ivoire et Sénégal) sans oublier la commune de Ploemeur, les bénévoles, les journalistes d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs, notre partenaire Exo Afrik, les amis et collègues de la maison Chancerelle&#8230; Pour répondre à votre question je voudrais vous dire que nous avons mené plusieurs activités. Entre autres activités, dans le mois de décembre 2021, nous avons distribué 150 kits scolaires puis 140 kits agricoles. Et en juin 2022, nous avons fédéré plusieurs coopératives féminines du département de Tiassalé dénommée FEFAB. Pour la rentrée scolaire 2022-2023, nous avons pu ouvrir deux classes. A savoir une classe de la maternelle et une classe de CP.</p>
<figure id="attachment_966" aria-describedby="caption-attachment-966" style="width: 717px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-966" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4-300x169.png" alt="Ong AIDA" width="717" height="404" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4-300x169.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4-768x433.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4-800x451.png 800w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4-600x338.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-4.png 907w" sizes="auto, (max-width: 717px) 100vw, 717px" /></a><figcaption id="caption-attachment-966" class="wp-caption-text">La présidente de Ong AIDA a organisé un vide grenier.</figcaption></figure>
<p><strong>L’ong AIDA est basée en France. Qu’en est-il du bilan de vos activités là-bas ? </strong></p>
<p>Si nous devons faire un bilan, nous pouvons dire que notre bilan est positif parce que dans un premier temps l&rsquo;Ong AIDA a déjà été accueillie dans ma commune de résidence (Ploemeur) et  par mon entourage. Et pour faire rentrer de l&rsquo;argent, nous avons fait des vide-greniers. Nous avons fait également des repas à emporter. Et puis, il y a des donateurs aussi qui nous font des œuvres de charité. Nous avons également eu le privilège de rencontrer le directeur général de la maison Chancerelle de Douarnenez, M. Jean Mauviel, et le directeur des ressources humaines, M. Jean Christophe Onno. Voilà, pêle-mêle, quelques activités qui nous ont permis de financer les projets susmentionnés au pays.</p>
<p><strong>Nous avons appris que vous serez bientôt à Abidjan dans le cadre toujours de vos activités en Côte d’Ivoire. De quoi est-il question pour ce futur séjour en Côte d’Ivoire au nom de AIDA ?</strong></p>
<p><strong>Présidente de l’ONG AIDA : « Ce sera l’occasion de voir l’évolution des travaux menés en mon absence »</strong></p>
<p>Je voudrais dans un premier temps venir dire merci à tous les acteurs qui ont œuvré en faveur de notre ONG ensuite ça serait l&rsquo;occasion pour moi de voir l&rsquo;évolution des travaux menés à mon absence. Pouvoir rencontrer aussi les différentes cibles de AIDA. . Entre autres, les femmes de la FEFAB, les parents d’élèves, madame l&rsquo;inspectrice de l&rsquo;Enseignement primaire de Tiassalé. Rencontrer également certaines personnalités que nous souhaitons associés à la cause de notre ONG.</p>
<p><strong>Vous avez misé beaucoup sur l’accompagnement des autorités afin d’avoir leurs quitus et leurs soutiens de tous ordres. Sont-elles réceptives ou réticentes ?  </strong></p>
<p><strong>Pour la président de AIDA « Il est très compliqué de rencontrer les autorités en Côte d’Ivoire »</strong></p>
<p>Comme vous le savez, il est très compliqué de rencontrer les autorités en <a href="https://justeinfos.net/allaitement-maternel-exclusif-la-freci-sensibilise-les-femmes-de-daloa/">Côte d&rsquo;Ivoire</a>. Parfois elles nous font  faux bond, parfois aussi elles nous accueillent. Elles font aussi des promesses qu&rsquo;elles ne tiennent pas. Mais on ne peut pas par contre dire qu’elles balayent tout du revers de la main. On essaie de faire avec. On continue toujours  de les solliciter et si certaines arrivent à répondre favorablement on prend.</p>
<p><strong>Mme la présidente, le domaine de prédilection de AIDA c’est d’aider vos sœurs paysannes et aussi soutenir vos petits frères et vos enfants et petits-enfants afin qu’ils puissent être scolarisés dans de meilleures conditions. Comment avancent les choses sur le terrain ? </strong></p>
<p><strong>« Les choses avancent bien dans l’ensemble »</strong></p>
<p>Dans l&rsquo;ensemble nous pouvons dire que les choses avancent bien, parce que les femmes ont déjà démontré qu&rsquo;elles sont capables de faire fructifier le peu à mettre à leur disposition. Voilà pourquoi nous les avons regroupées en coopérative. Mais nous voulons encore mieux faire, c&rsquo;est-à-dire, renforcer nos capacités de sorte que ces femmes-là puissent arriver à se prendre entièrement en charge. Nous souhaitons que ces femmes puissent parvenir à écouler leur production sans intermédiaire c&rsquo;est-à-dire du producteur au consommateur. En ce qui concerne la scolarisation les enfants, nous avons déjà construit deux classes tests.  Nous avons déjà deux enseignants et nous allons pour la rentrée prochaine  sensibiliser les parents. Et c&rsquo;est pour tout cela que je viens sensibiliser les parents afin qu&rsquo;ils puissent apporter une contribution à la scolarisation de leurs enfants.</p>
<p><strong>Des partenaires sont-ils disponibles à vous accompagner ? </strong></p>
<p>Je pourrais dire oui. Oui parce que nous avons rencontré pas mal de personnes qui souhaitent tisser un partenariat avec nous.</p>
<figure id="attachment_967" aria-describedby="caption-attachment-967" style="width: 664px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-967" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-300x195.png" alt="Ong AIDA" width="664" height="431" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-300x195.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-768x500.png 768w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-800x521.png 800w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-210x136.png 210w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1-600x390.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2022/10/Presidente-ong-aida-interview-1.png 839w" sizes="auto, (max-width: 664px) 100vw, 664px" /></a><figcaption id="caption-attachment-967" class="wp-caption-text">La présidente de l&rsquo;Ong AIDA (en pantalon rouge) en compagnie de participants aux vide grenier.</figcaption></figure>
<p><strong>Avez-vous un message particulier ?</strong></p>
<p>Ce serait plutôt un appel. Un appel aux cadres. Un appel aussi au <a href="https://voixduplanteur.info/federation-agricole-long-aida-organise-les-femmes-de-tiassale-le-4-juin/">Ministère de l&rsquo;Agriculture</a> parce que la cause que nous défendons est noble. Nous voudrons lutter contre la pauvreté. Pour lutter contre la pauvreté nous passons d&rsquo;abord par l&rsquo;autonomisation des femmes. La scolarisation des enfants en milieu rural. Nous souhaitons pour finir solliciter l&rsquo;appui du Conseil régional.</p>
<p>Réalisée par Benoît Kadjo</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/ong-aida-il-est-tres-complique-de-rencontrer-les-autorites-ivoiriennes/">Ong AIDA: « Il est très compliqué de rencontrer les autorités ivoiriennes »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/ong-aida-il-est-tres-complique-de-rencontrer-les-autorites-ivoiriennes/">Ong AIDA: « Il est très compliqué de rencontrer les autorités ivoiriennes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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		<title>Benoît Kadjo (DP) : « Ce que nous prévoyons pour le monde agricole… »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 09:03:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEW]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://voixduplanteur.info/?p=249</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="750" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Benoît Kadjo, Directeur de publication et DP." decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo.png 850w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-600x529.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-300x265.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-768x678.png 768w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>
<p>Benoît Kadjo est Directeur de publication et rédacteur en chef du journal ‘‘Voix du planteur’’, un nouveau journal spécialisé qui sera bientôt dans les kiosques à journaux. Il donne les raisons de son initiative. Vous avez décidé de créer un nouvel organe de presse. Pourquoi ‘‘Voix du planteur’’ ? Merci. ‘‘Voix du planteur’’ parce que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="750" src="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Benoît Kadjo, Directeur de publication et DP." decoding="async" loading="lazy" srcset="https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo.png 850w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-600x529.png 600w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-300x265.png 300w, https://voixduplanteur.info/wp-content/uploads/2021/06/Benoit-Kadjo-768x678.png 768w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div><p>Benoît Kadjo est Directeur de publication et rédacteur en chef du journal ‘‘Voix du planteur’’, un nouveau journal spécialisé qui sera bientôt dans les kiosques à journaux. Il donne les raisons de son initiative. </p>
<p>Vous avez décidé de créer un nouvel organe de presse. Pourquoi ‘‘Voix du planteur’’ ?</p>
<p>Merci. ‘‘Voix du planteur’’ parce que nous avons constaté qu’en Côte d’Ivoire presque tous les promoteurs de journaux sont dans l’information générale. Alors que nous avons des secteurs qui ont besoin d’être soutenus en matière d’information. Pour nous, c’est pour venir combler un vide. Surtout qu’on dit de la Côte d’Ivoire qu’il est un pays dont l’économie, depuis le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, repose sur l’Agriculture. Il faut que nous valorisions ce secteur qui constitue la mamelle de notre économie et de notre développement. Et donc, le journal ‘‘Voix du planteur’’ est un journal spécialisé en agriculture.</p>
<p>Est-ce à dire que vous allez parler exclusivement d’agriculture ?</p>
<p>En quelque sorte. Nous voulons dire que nous traiterons les informations agricoles à 85%. Et les 15% seront consacrées à l’Environnement et au développement durable. Parce que ce secteur fait partie des luttes des gouvernants pour que les populations vivent à l’aise. Donc, ‘‘Voix du planteur’’ sera un journal pour promouvoir le monde agricole et le monde de l’Environnement et du développement durable. D’ailleurs à ce sujet, nous avons choisi comme slogan de ‘‘Voix du planteur’’ : ‘‘L’Ami des paysans’’. Car, ces braves paysans et agriculteurs qui, depuis des lustres, travaillent dans des situations difficiles pour permettre à notre pays de se développer, doivent savoir qu’ils sont importants. Et qu’ils ont du mérite. Nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour être proches de ces agriculteurs dans toute leur diversité (planteurs d’hévéas, d’anacarde, de cacao-café, de maraichers, riziculteurs, coton-cultivateurs, cultivateurs de banane…). Tous, nous intéressent. Dans ce journal, nous ferons un point d’honneur aux femmes qui sont dans le secteur agricole. Il faut aussi les encourager. Parce que l’on a l’impression que la Femme rurale est seulement là pour faire à manger à son mari qui est toujours au champ. Alors que pour la plupart du temps, les femmes agricultrices existent et impactent la production agricole. Il y a aussi des femmes entrepreneuses dans ce secteur. </p>
<p>On connait le secteur de la presse aujourd’hui qui, dit-on, est sinistré à cause de plusieurs facteurs (la presse numérique, les réseaux sociaux…). Alors, ne craignez-vous pas un échec malgré votre bonne volonté ? </p>
<p>Vous savez, on ne pourra rien entreprendre si nous pensons à l’échec. Parlons plutôt en termes de défi. Pour moi, c’est un défi que je voudrais relever. Parce que c’est un projet que j’ai nourri depuis 2012-2013. J’avais essayé avec des amis journalistes de relancer un journal agricole en 2014. Malheureusement, le promoteur ne nous a pas compris. Aujourd’hui, à travers ce tire : ‘‘Voix du Planteur’’, j’ai la possibilité de relever ce défi qui est encore vif en moi. Je suis fils de planteur. Je me souviens que chaque vacance scolaire, nous avons travaillé dans les plantations de bananier, de cacaoyer de caféier, d’igname… Je sais combien de fois c’est difficile d’attraper une machette, aiguiser une machette, défier les serpents… C’est tout cela que j’ai envie de traduire dans ce journal pour galvaniser nos braves pays. Parce que ce n’est pas facile. C’est donc un challenge pour moi de réussir cette aventure. Et je réussirai.</p>
<p>Quelle sera la périodicité de ‘‘Voix du planteur’’ ?</p>
<p>C’est un mensuel de 12 pages en format tabloïd pour le moment.  Parce que notre ambition est de trouver des partenaires pour en faire un magazine sur du papier glacé de façon périodique sur de grands sujets de reportages, analyses, enquêtes, interviews et dossiers. Vous savez, j’ai foi que la presse papier ne peut pas mourir. C’est à nous, les journalistes, d’allier le numérique et le journal papier. Parce que quoi qu’on dise, les partenaires sont toujours là. Et c’est à nous de savoir les prendre dans une collaboration gagnant-gagnant.</p>
<p>Quels sont les grands thèmes que vous comptez aborder dans ce journal ?</p>
<p>Eh bien, ce sera des thèmes d’actualité sur les filières que vous connaissez. La Côte d’Ivoire étant un pays à forte potentialité agricole, il est plus aisé de se frotter à toutes ces filières (cacao, café, hévéa, anacarde, riz, mangue, citron, piment, igname, orange, élevage de mouton, de porcs, de poulet, de pintade, de poisson…) En tout cas, il y a de la matière. Et nous croyons que nous n’allons pas baisser les bras. Parce que, comme on le dit souvent : « Seul le travail paie ». Nous en sommes conscients. Vous savez, il y a aussi le volet international de l’Agriculture. Et c’est aussi une priorité pour nous. Parce que les expériences d’ailleurs peuvent aider nos agriculteurs. Comme je l’ai dit également, ce journal fera la part belle aux questions d’environnement et de développement durable. Alors, nous pensons que nous avons du pain sur la planche.</p>
<p>Et quand comptez-vous lancer ce magazine ?</p>
<p>Dans ce mois de juillet 2021. Précisément le 5 juillet 2021.  Car, c’est en 2020 que nous avons reçu le récépissé du procureur de la République. Avec le partenaire, nous venons d’harmoniser les angles, surtout au niveau financier. Et je crois que c’est parti pour de bon.</p>
<p>Quelle équipe pour ce grand challenge ?</p>
<p>Rassurez-vous. Les compétences sont là. Nous irons en chercher si besoin se fait sentir. Mais pour le moment, l’équipe est prête. Et bientôt, vous verrez le travail qui sera fait sur le terrain. Notre journal aura également une version numérique. </p>
<p>Avez-vous un message particulier ?</p>
<p>Oui. C’est de dire au monde agricole, environnemental et du développement durable qu’il existe désormais un journal qui leur est proche et qui n’a besoin que de leurs informations pour fonctionner. Nous disons également aux décideurs que nous ne serons pas leur ennemi. Mais un partenaire sur qui ils peuvent compter. C’est la même chose avec les autres partenaires du monde agricole, environnemental et du développement durable. C’est ensemble que nous ferons avancer ces secteurs primordiaux pour l’économie ivoirienne, voire  mondiale. </p>
<p>Réalisée par : Moussa Camara</p><p>The post <a href="https://voixduplanteur.info/benoit-kadjo-dp-voix-du-planteur-ce-que-nous-prevoyons-pour-le-monde-agricole/">Benoît Kadjo (DP) : « Ce que nous prévoyons pour le monde agricole… »</a> first appeared on <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p><p>Cet article <a href="https://voixduplanteur.info/benoit-kadjo-dp-voix-du-planteur-ce-que-nous-prevoyons-pour-le-monde-agricole/">Benoît Kadjo (DP) : « Ce que nous prévoyons pour le monde agricole… »</a> est apparu en premier sur <a href="https://voixduplanteur.info">Voix du Planteur| Le monde agricole à votre portée en un clic</a>.</p>
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