Sensibiliser, rassurer et surtout encourager les populations à exercer l’activité minière dans la légalité. C’est le message porté par le président de la Fédération des coopératives minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI), Koné Seydou, lors de son passage à Solognougo, dans la sous-préfecture de Katogo, département de M’Bengué.
Invité par le sous-préfet de Diawala, Bouatini Sévérin, à participer à une journée de sensibilisation consacrée aux jeunes et aux exploitants miniers artisanaux, Koné Seydou a mis à profit sa présence dans la région pour effectuer une visite à Solognougo, dans le département de M’Bengué.
Accompagné d’une importante délégation, le président de la FECOMCI s’est rendu dans ce village qui abrite l’une des coopératives minières membres de sa fédération. Reçu au domicile du chef du village, il a échangé avec les populations et les exploitants miniers. Bien que la rencontre ait été organisée presque à l’improviste, la mobilisation a été au rendez-vous.
Au cœur des échanges : la nécessité de renforcer la sensibilisation face à la progression de l’orpaillage illégal. Koné Seydou a annoncé une prochaine tournée de sensibilisation destinée à mieux informer les membres des coopératives et les populations sur les règles qui encadrent l’activité minière artisanale. Pour lui, chacun doit disposer des bonnes informations afin d’adopter des pratiques responsables et conformes aux exigences des autorités.
Le président de la FECOMCI a ainsi invité les populations à ne pas céder aux sirènes de l’illégalité. Il les a encouragées à rejoindre des coopératives légalement constituées afin de sécuriser leur activité, protéger leurs terres et préserver l’environnement.
« Quand on agit dans la légalité, on ne doit pas avoir peur. C’est une source de garantie », a-t-il martelé.
Pour le président de la FECOMCI, la formalisation de l’activité minière demeure la meilleure voie pour protéger les exploitants et faire de l’exploitation des ressources minières un véritable levier de développement local.
Dans son intervention, Koné Seydou n’a pas manqué de saluer l’engagement du sous-préfet de Diawala, Bouatini Sévérin. Il a notamment rappelé l’implication de celui-ci dans la constitution de 17 coopératives minières dans sa localité et dans les démarches ayant permis à des demandeurs d’obtenir des permis d’exploitation minière.
Une démarche que le président de la FECOMCI souhaite voir se renforcer afin d’accompagner davantage les acteurs du secteur vers la légalité et la professionnalisation.
Le chef du village de Solognougo, pour sa part, a réaffirmé son engagement aux côtés de la coopérative locale. Fortement impliqué dans son fonctionnement, il a expliqué qu’il joue un rôle d’intermédiaire entre les autorités de défense et de sécurité, les membres de la coopérative et les populations.
À Solognougo, le message de la FECOMCI se veut donc clair : sortir de l’orpaillage illégal, s’organiser en coopérative et respecter les règles pour faire de l’activité minière une source de revenus durable, tout en préservant les terres et l’environnement pour les générations futures.
SERCOM FECOMCI